Journal de bord du Brésil

 

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  Le 25 Août 2012

On y est !! au Brésil, pays du soleil, de la samba, des strings et de la cachaça !! Les premiers instants sont un peu drôles : le Portugais nous arrive tout de suite en pleine figure ! Certes cela ressemble à de l'Espagnol avec des fautes, mais l'accent en "aoww" et "cheche" nous laisse perplexe ! On va s'y habituer mais là d'un coup ça nous fait bizarre ...

C’est l’anniversaire de Thierry et on se fait un plaisir : on va dans un camping. Adresse que nous avaient donnée Franck et Manue. C’est un camping avec piscine ; petit déjeuner, wifi ; le grand luxe pour nous, mais 39 ans ça en vaut la peine. Cerise sur le gâteau, il se trouve à une dizaine de km des chutes brésiliennes. 

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Donc après une soirée Apéro – Barbecue – Gâteaux et un gros dodo, on se dirige vers une deuxième visite des chutes : le côté brésilien. On n’est pas déçu ! Et l'ambiance y est meilleure. Une prise de tête bien matinale nous aura un peu terni la visite argentine ! C’est BEAU ! On voit les chutes dans toute leur longueur et non plus du dessus. Elles sont face à nous dans toute leur magnificence. Thierry préfère le côté brésilien, Briac aussi : plus grandiose. Moi je n’ai pas de préférence : les 2 sont différents et complémentaires ; on ne peut pas éviter un côté, ce serait louper quelque chose (à notre humble avis !). 3 heures à se balader dans la verdure, les papillons encore ! Beaucoup de monde se pressent au mirador mais pour une fois on prend le temps et on patiente pour voir les arcs-en-ciel. C’est beau et il n’y a rien d’autre à dire, juste regarder :

 

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    Pas mal, non ???!!!! 

 

  Le 09 Septembre 2012

Une fois de plus, on devait rester 2 jours, on y sera 5 ! Le camping est pour nous une folie mais une folie qui fait du bien. L’anniversaire de Thierry a été le déclencheur. Ombre au tableau, on est en hiver et au Brésil aussi il pleut et fait froid en Hiver : 12°C, alors la piscine …Mais on aura profité du calme, du barbecue et on aura rencontré Marina et Nicolas. On en aura profité pour faire 2 ou 3 bricoles. Comme par exemple nettoyer les dégâts de la bouteille de miel que nous avions cachée en vue du passage de la frontière chilienne, où, je le rappelle nous n’avons pas été fouillés. 3 heures de nettoyage. Le miel, ça s’infiltre partout et ça colle, c’est ça qui est génial ! Bon si on veut aller à Rio et revenir par la côte, il faut qu’on se bouge ! Surtout que j’aimerais faire un arrêt à São Paulo, souvenir d’un livre lu au collège. La route est longue, belle car bordée de parcs, verdures et végétations équatoriale : palmiers, bananiers …mais la route est longue !

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 Elle est également ponctuée des ralentissements dus aux contrôles de la police routière, avec en prime les voitures accidentées précieusement gardées, ponctuée des travaux indénombrables et interminables et parcourue par les 150000 camions pour 12 voitures (j’exagère à peine et je ne suis pas du sud !), qui occasionnent les 150000 accidents que nous constaterons (voilà, ça ne sert à rien de montrer toutes ces voitures accidentées sur le bord de route !). On se plaignait des camions au Canada et de la conduite en Colombie et bien, sur cette route, on à la chance de réunir les 2 : on est ravi ! Les 570 km n’en finissent pas ! Les km de bouchons s’accumulent et on mange en roulant car pour reprendre la route c’est quasiment mission impossible.

Et au bout du troisième jour on voit le « bout » de São Paulo ! Immense, énorme, mégalopole de plus de 20 millions d’habitants ! Les gratte-ciels nous rappellent les USA. Premier arrêt pour nous, qui ne surprendra personne : le circuit de Formule 1 d’Interlagos.

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Le circuit de Senna, Barrichello et Massa (pour les aficionados !). On peut rentrer et visiter, prendre des photos. On ne peut pas rouler dessus avec le camping-car, dommage la photo aurait été sympa ! On fait notre tour et comme à notre habitude on demande si les gens à l’entrée connaissent un lieu calme et tranquille pour la nuit. Tout ça en portugais, ça prend du temps ! On se regarde un peu les uns-les autres avec de gros yeux : on ne se comprend pas ! C’est drôle et frustrant en même temps ! Ça nous rappelle le Mexique ! Finalement, la femme de la sécurité saisit l’objet de la question et ameute un peu tout le monde pour nous aider. Elle ne veut absolument pas qu’on dorme dans la rue : les jeunes enfants ont des armes, nous dit-elle. Ça refroidit un peu l’atmosphère même si on n’est pas surpris. Au bout du compte, après avoir vu 8 ou 9 personnes qui s’activent pour nous trouver un petit coin, qui vont jusqu’à aller voir eux-mêmes si il y a quelque chose à côté, on est autorisé à dormir ici une nuit. On l’espérait, on l’a eu ! Une nuit cela laisse le temps à l’un des « chercheurs de lieu pour dormir en sécurité » de nous trouver autre chose (c’est lui qui l’a dit !). Et voilà, nous avons rencontré Marcio. Marcio s’occupe d’une petite équipe de karting et nous invite dans les stands pour remonter un kart dont il a repeint le châssis. Briac et Thierry sont aux anges et …moi aussi. On papote mécanique, courses et on mange à sa pizzéria. On prend quand même une journée pour visiter São Paulo et on prend le métro paulistina très facile, propre et sûr. On aime beaucoup l’ambiance de la ville malgré un grand nombre de SDF.

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Briac est un peu apeuré par ces gens sans chemises, dormant sur des cartons et parlant fort. Moi, je suis un peu retournée par toute cette misère ; autant les favelas ne nous impressionnent pas tant on a vu de villages semblables en Amérique Centrale, autant cette misère brute nous met les émotions sens dessus-dessous. Mais les gens sont aimables : il y a un monsieur qui nous a arrêtés parce que cela faisait 2 fois qu’il nous voyait passer dans la rue et qu’il nous croyait perdus.

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Après un passage au quartier japonais, où on s’est em-pif-fré de sushis, on prend la direction du centre et on se ballade dans les rues piétonnes nombreuses et très animées. On sera resté 3 jours dans cette immense ville. Rio nous appelle et on est pressé d’y être ; Rio c’est un mythe ! Attention, il faut se méfier des mythes. Ah ! petit clin d’œil à Sandrine et Michel, sur la route nous avons croisé les Sons Of Anarchy brésiliens !!

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Alors maintenant on passe à Rio de Janeiro. Je pense qu’une fois de plus je vais me faire tacler mais on a dit qu’on essayait d’être honnête (je dis essayer car il y en a des choses qu’on ne dit pas !!!) et qu’on ne ferait pas systématiquement dans le politiquement correct . Les brésiliens parlent de Rio comme de la ville Merveilleuse. J’ai lu dans un livre qu’il fallait avoir « l’esprit chagrin pour le contredire », nous ne nous sentons absolument pas chagrin ! Nous n’avons pas les mêmes gouts et on ne va pas dire qu’on a aimé juste parce que tout le monde le dit ! Nous, on n’est pas tombé sous le charme de ses rues dégoutantes, puantes, de ses immeubles sales et moches, de ses plages tout aussi sales que les rues et de ses habitants pas souriants. Là c’est fait ! Deuxième grosse désillusion après Los Angeles, au point que j’en ai versé ma larme. Non vraiment Rio on ne le voyait pas comme ça ! Alors bien sûr le Christo Redentor de Corcovado, on y est monté et la vue sur la baie est belle mais pas époustouflante, New-York est époustouflante ! Les rues sont très arborées et c’est agréable ; ça cache aussi un peu ces horreurs de bâtiments entre lesquels sont emprisonnés « quelques » bâtisses coloniales de l’époque portugaise. Il faut dire que ça a mal commencé à notre arrivée. On avait l’adresse d’un bivouac en bordure de la plage Vermelha au pied du Pain de Sucre. Il y avait beaucoup de monde et on a eu du mal à se garer. C’est une zone militaire et il y a peu de places de libres. On squatte sur le parking du téléphérique et à 7h00 du matin le type du parking public nous fait déplacer ; une fois garés il nous annonce que pour rester 5 jours c’est 100 reales (40 €) parce qu’en plus c’est 5 jours maxi. Si on veut venir dormir seulement, c’est possible de 18h00 à 7h00 et le prix de 2 à 10 $R ! Pourquoi cette variation ? Je ne sais pas ! Enfin nous voilà à 7h10 en train de chercher un autre bivouac. Qu’on trouve évidemment, tout prêt en fait, sur le bord de la marina d’Urca avec vue sur le Christ. Quand ensuite on prend le camping-car pour faire un tour et qu’on voit le vrai Rio … ah non le moral n’était pas au beau fixe ! On se sera malgré tout promené dans le centre et sur la plage d’Ipanema (on ne sera pas venu pour rien) où on aura vu des surfeurs assis sur leur planche pendant des heures attendant la bonne vague !!! Sans doute qu’ils attendent la bonne vague, sinon pourquoi seraient-ils assis sur leurs planches à ne rien faire ? Des surfeurs, quoi !

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Et bien sûr, une grande misère aussi à Rio. Et paraît-il une grande violence. Mais c’est quelque chose que nous comprenons quand on voit les prix pratiqués ici : 53$R pour le Pain de Sucre et 44$R pour le train du Christ sans tarif spécial pour les habitants, alors les gens des favelas comment peuvent-ils y aller ? Pour nous c’est un prix correct mais pour eux ? Dans les pays d’Amérique centrale, il y a ces prix spéciaux qui permettent aux locaux démunis d’aller avec les enfants dans les musées, les parcs et c’est normal non ? Et le pain ? On a acheté à Curitiba 15 petits français pour 3$R et ici la même quantité (à 50g près) on la paye plus de 9$R ! Je sais, on est à Rio mais quand même ! Nous, ça nous fait bondir. Surtout, je me répète un peu mais c’est parce que je suis un peu énervée, quand on voit toutes ces personnes sans rien ou vivant dans les taudis près des hôtels 5 étoiles ! Voilà je me sens mieux, enfin à peine ! On devait rester une semaine ce ne seront que 3 jours pas plus et avec le plaisir de partir. Désillusion, déception, désenchantement (notre naïveté peut-être) et je suis désolée de vous les faire partager ! Et comme dit Briac, Guatemala Ciudad, que tout le monde évite, nous a davantage plu : jolis édifices coloniaux, ambiance sympa et ça pue moins et avec les mêmes favelas. Certes, elle est plus petite et il n’y pas la plage et les palmiers mais, pour nous, ce n’est pas ça qui fait la beauté d’une ville. Bref, pour conclure sur Rio : c’est « joli » vu d’en haut, comme le prouvent les cartes postales. D’ailleurs on fait dire ce qu’on veut d’une photo. La preuve Rio c’est ça :

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Et c’est aussi ça :

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Notre prochaine destination est Paraty, ville coloniale classée à l’Unesco. Là, on n’est pas déçu c’est très joli, en bord de mer, aussi, mais sans Christ ! C’est très touristique, les brésiliens descendent de São Paulo et Rio pour passer la journée ou le week-end. Nous y sommes la semaine de la fête nationale de l’indépendance : le 07 Septembre. L’ambiance y est très sympathique, nous apprécions beaucoup et cela nous console de notre déconvenue de Rio !

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En plus nous en profitons pour remettre nos pieds dans l’eau et comme elle est bonne on y plonge tout entier ! Depuis Huanchaco au Pérou, on ne s’était pas baigné et encore on s’était juste trempé histoire de dire … et hum, ça fait du bien ! Comme on pense à vous pour qui les vacances sont finies et qui êtes au boulot ou à l’école ! Sans rancunes … dsc-2455.jpg

 

  Le 15 Septembre 2012

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A près une pause baignade à Trindade, sur une super plage (oui, encore mais on est là pour ça !), la route nous emmène jusqu’à Ubatuba. On décide de s’installer pour la nuit le long de la plage Vermelha en se disant qu’on va être bien là avec le bruit des vagues.

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C’était sans compter sur le goût prononcé des brésiliens à faire la fête quel que soit le jour et quelle que soit l’heure. A 1 heure du matin, nous avons la joie de participer au contentement d’une petite bande de 15 personnes qui ne sont pas venus seules mais accompagnées de bière, de musique et de cris de joie ! Nous sommes ravis … Le lendemain matin s’avère, comment dirais-je, un peu crispé. Nous repartons de bonne heure. Enfin vers midi, on se trouve à São Sebastião, dans le quartier de Barequeçaba où il y a une jolie plage, propre. On y passe l’après–midi. L’endroit semble calme, ça nous va bien une nuit tranquille. Sauf que quand on demande à un habitant si on ne dérange pas, il nous apprend que c’est interdit ( !), que le coin n’est pas sûr ( !) et qu’en plus il y a des trafiquants de drogue qui passent régulièrement ici (!!!!!). Apparemment, on dérange ! Non parce que le coup des trafiquants, on n’y croit pas vraiment. Rappelons-nous que nous sommes déjà passés au Mexique, au Guatemala et en Colombie, alors la drogue ça nous connait, si je puis m’exprimer ainsi !! Enfin, arrive à notre secours, alors que nous sommes sur le départ de ce haut lieu de criminalité, Fernanda. Qui rit bien de ce qu’on lui rapporte et nous invite à s’installer devant chez elle, à 30m de son charmant voisin. Nous sommes invités à dîner avec eux et passons une excellente soirée. Nous passerons 3 jours avec Fernanda, Marcelo, son mari, et leurs enfants Victoria et Allan. Briac s’entendra très bien avec Allan. Ils ne se comprennent pas vraiment mais peu importe, finalement quand on joue on n’a pas vraiment besoin de mots, les gestes suffisent.

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Quant à nous, nous apprendrons biens des choses sur le Brésil. Par exemple, le vote n’est pas un devoir mais une obligation ! Si quelqu’un ne va pas voter, il ne peut pas avoir de passeport, il ne peut pas faire de crédit et il peut, par contre, avoir une amende. Démocratie ??!! Nous apprendrons également que le salaire minimum est de 700R$ (moins de 300€) et le niveau de vie est élevé, en moyenne seulement 30% moins cher qu’en France. Ceci explique les favelas et tous les SDF qui peuplent les villes. On a trouvé des tee-shirts « Brésil » à 110R$ !     Nous rencontrerons également leurs amis Lourdes et Allancardech (prononcez Allan Cardec !) On a le cœur triste en les quittant. On veut tant réussir à concilier notre envie de voir certaines choses et notre désir de rencontrer les gens. On les remercie beaucoup pour cet excellent moment passé avec eux. Muita Obrigada por este momento mais bacano ( desculpa por as faltas !).

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 Sur la route, on se dit qu’on retournerait bien à São Paulo voir Marcio. Du coup, l’anniversaire de Briac approchant – dans une semaine- nous pensons à lui offrir un essai de kart sur un vrai kart de pro. Les retrouvailles avec Marcio sont très chaleureuses. C’est une belle surprise que nous lui faisons ! En catimini, Thierry lui parle du projet que nous avons et il adore l’idée.  Le circuit d’Interlagos est malheureusement fermé pour cause de course : les 6 heures de São Paulo. Ils nous organisent un plan pour satisfaire Briac. Rendez-vous est pris pour 9 heures le lendemain matin. Nous allons chercher le kart que Marcio prépare aux petits oignons pour Briac qui ne se doute encore de rien. Quand on se décide à lui dire avant qu’il enfile la combinaison, il n’en revient pas !  Le circuit, sur lequel on va, se trouve à 50 km de là, à Praia Grande, en bord de mer. Personne n’est sur la piste, il ne fait pas très beau donc il ne fait pas trop chaud : conditions idéales pour une première fois sur un kart qui peu tout de même aller jusqu’à 140 km !!! Franchement, au moment où il s’élance sur la piste, père et mère sont un peu tremblants !! Le premier tour est chaotique mais il prend vite du plaisir et s’habitue à l’engin et à la vitesse. Il écoute attentivement et est très concentré (ça change !) et se débrouille au final très bien. Malgré 2 têtes à queues et 2 passages dans les pneus, dont un un peu brutal, il remonte dans le kart et repart. Il nous a tout simplement épaté, nous ses parents mais aussi Marcio et même le patron du circuit ! Il est ressorti fatigué mais heureux. On a dépassé les 9 ans à Las Vegas : challenge réussi !!                                                    

BON ANNIVERSAIRE  Briac !!!!

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 Le 26 Septembre 2012

 

Nous restons quelques jours avec Marcio, Cleide, sa femme, et Marina leur fille. On fait du shopping, on va voir amis et famille et on parle portugais, évidemment. On est épuisé de concentration mais on comprend et on arrive à se faire comprendre. On a plus de facilité qu’au Mexique. 

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C’est le cœur lourd que nous les quittons pour reprendre notre voyage.  Nous mettrons 2 heures à sortir de la ville. Tout est bien indiqué mais il y a beaucoup de choses à signaler dans une ville aussi grande ! Donc au dernier moment, plus de panneau ! Et avant de pouvoir faire demi-tour, les kilomètres s’égrainent ainsi que le temps.  Parti de notre bivouac à 9H30 nous mangerons en périphérie de SãoPaulo ! Nous retournons à Curitiba faire le plein de gaz. Après quelques hésitations, nous décidons de prendre le même chemin qu’à l’aller et cette fois très peu d’arrêts sur la route et beaucoup moins de camions !

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Le 20 Septembre approche et nous voulons être sur une plage pour le jour d’anniversaire de Briac. Nous nous arrêtons à Balneario Comboriu, que Cleide nous avait conseillé. C’est une très jolie ville en bord de mer, pas coloniale du tout mais avec de grands buildings. Le coucher de soleil derrière les montagnes est magnifique et on a oublié l’appareil photo !!! A savoir, par contre, que cette ville refuse tout stationnement la nuit des camping-cars ! A 19 heures, on part à la recherche d’un bivouac. Heureusement on a les bivouacs de Nat et Jean. Ils ont eux aussi stationner par là on prend leurs coordonnées GPS et on suit le chemin. Nous les remercions vivement pour cette aide de dernière minute. On utilise que rarement les bivouacs des autres mais là on a évité bien des tours et détours.  On s’arrêtera un peu plus haut, sur un mirador et on profitera d’une vue imprenable sur une plage magnifique.

dsc-2598.jpgTaraquinhas

 L’eau est agitée et peu praticable. On se rend donc sur l’île de Santa Catarina pour que Briac puisse se baigner et qu’on puisse avoir un bivouac en pleine nature.

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                                            Florianopolis                                                                                                Praia do Moçambique

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                                                                 Praia do Moçambique

L’île est très habitée, le bivouac sauvage le long d’une plage est difficile. Quand, finalement, nous le trouvons à la plage de Moçambique, plusieurs personnes viennent nous voir pour nous dire de ne pas rester là la nuit, il y a « des choses qui se passent » et nous n’y sommes pas en sécurité. Une seule personne ne nous aurait pas inquiétés mais 3 oui ! On plie bagage et on tente de trouver autre chose. La nuit tombe et c’est de moins en moins facile. A Ingleses, nous passons par hasard devant un stationnement payant pour camping-cars, camions, bus … Cela ne nous emballe pas mais nous ne trouvons pas grand-chose d’autre ! Au moins nous ne devrions pas avoir de bandes de « Djeunss » à venir nous déranger et 5$R par jour ça ne va pas nous ruiner ! Sans compter que, finalement, en semaine et hors-saison personne n’est là pour encaisser…

Les 10 ans de Briac se passent dans un grand terrain vague ! Pop Corn, crêpes, gâteau au chocolat et épisodes de Dragon Ball font son bonheur ! Et le souvenir de son cadeau la semaine dernière. Il n’arrête plus de parler de Kart, de courses, de trajectoires …

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Nous quittons Ilha Santa Catarina en souhaitant longer la mer, mais c’est tellement construit que la mer on ne la voit pas trop.

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On va jusqu’à Laguna où les pêcheurs attrapent leurs poissons avec l’aide des dauphins ! En Mauritanie, en Afrique, ils utilisent aussi cette technique. Laguna est une jolie petite ville avec un centre coloniale plutôt sympa, mais ce qui nous intéresse ce sont les dauphins. Que ce soit à pied l’eau jusqu’à la taille ou en bateau le système est identique : on attend que les dauphins se montrent pour signaler un banc de poissons, les hommes lancent les filets et les remontent remplis de poissons, les dauphins eux s’amusent en faisant des bonds dans l’eau ! C’est vraiment très beau à voir cette complicité. Nous ça nous a emballés ! 

peche-avec-les-dauphins-2.jpgLaguna

      dsc-2653.jpgBac à Laguna

On ne veut plus prendre la route 101 qui est une 4 voies, c’est monotone avec beaucoup de circulation donc on prend le bac à la sortie de Laguna et on arrive sur la route 100 ou devrais-je dire la piste 100. Cette route est à 85% non asphaltée. Mais comme je sentais bien que Thierry commençait à regretter ces bons moments de voyage un peu chaotiques, je me suis dit « voilà, un bon moyen de lui redonner le sourire ! » Bon, la piste n’est pas mauvaise, voire plus belle que certaines rues des villes de la côte. Pavées, elles sont bien cabossées ! C’est par cette route qui traverse la campagne de l’état de Santa Catarina, parsemée de lacs que nous arrivons à Balnéario Rincão pour notre bivouac du soir. La ville est déserte et seules quelques voitures circulent sur la plage. Nous sommes Samedi et espérons dormir le plus tranquillement possible ! Nous sommes fatigués, particulièrement moi : un petit coup de mou après ces 17 mois de voyage. Coup de fatigue car les nuits au Brésil sont souvent perturbées. Coup de fatigue aussi, avouons-le, de la recherche des bivouacs, du gaz, de la route, des cours …Sans doute aussi le stress d’arriver trop tard à Valdes !

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L a route que nous empruntons s’appelle Estrada Do Sol, la route du soleil. Nom qui ne lui va pas très bien en ce début de printemps car nous essuyons pluie et grêle avec une température de 11° maxi. Franchement venir au Brésil pour avoir des averses de grêle, c’est moche non ?! Elle nous fait aussi traverser quelques villes balnéaires « pleines d’un grand vide » ce qui nous offre des bivouacs bien tranquilles même le samedi soir.  Les seules animations, ce sont les élections du mois d’Octobre. Pancartes et voitures « publicitaires » mettent une ambiance très colorée !

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La route est malgré tout très jolie : mer et lacs sont bordés de dunes de sable blanc.

 Au détour de Tavares, nous empruntons un chemin sableux, sur lequel nous nous croyons un instant au « Paris-Dakar » car nous roulons plus souvent de travers que bien droit ! Au bout de cette piste, un lac, le Lagoa dos Patos (lac des canards), et un village très peu habité. Les quelques personnes qui y vivent sont très accueillantes 10 mn à peine notre arrivée, on nous propose eau-lumière-toilettes. Ces brésiliens sont quand même adorables !

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 Le 01 Octobre 2012

Nous profitons de ce village pour prendre une journée de « repos » et faire un barbecue avec une viande juste excellente !

dsc-2702.jpg       On en salive encore !    

Nous repartons avec bien de la peine, car il a plu jour et nuit durant notre court séjour. Quand nous nous lançons sur la piste sableuse, il faut absolument rester dans les traces, sans quoi nous restons tanquer. Il faut absolument rouler rapidement sans quoi nous restons tanquer aussi ! Le croisement avec un 4x4 (ce que nous ne sommes pas !) nous crée des sueurs froides !  Nous nous en sortons bien comme toujours grâce au conducteur : Thierry.

dsc-2704.jpgPassage vers Rio Grande

Et nous repartons vers São José do Norte car nous devons prendre un bac, le troisième au Brésil, pour passer à Rio Grande et poursuivre notre chemin vers l’Uruguay. Nous y arrivons en frôlant la panne d’essence (ça c’est le boulot de Thierry, on ne peut pas être bon partout tout le temps, semble-t-il !). C’est donc dans une ambiance légèrement froide que nous traversons la barra do Rio Grande. Nous profiterons de cette ville un peu grande (comme son nom l’indique si bien !) pour faire une lessive et pour changer nous trouvons un lavomatique, bien moins cher et tout aussi efficace. On pensait rester bivouaquer sur la ville mais décidemment c’est la plage qui nous attire. Sur la carte, une ville du nom de Cassino à quelques encablures de Rio Grande, c’est là que nous irons passer la nuit. Nous trouvons notre bonheur à l’entrée de la plage avec en prime un réseau wifi d’une ferreteria (je ne trouve plus le nom en français, vous le croyez ça ?) dont le propriétaire nous donne le code : beira, du nom de sa boutique, il fallait y penser ! Cela nous permet de mettre le site à jour, de prendre des nouvelles, de se renseigner pour les bateaux et de faire un Skype avec ma petite maman. Nous apprenons ce que nous redoutions par un mail de notre garagiste : le roulement de roue avant droit (supposé droit pour l’instant) est à changer. On trouve un garage Fiat à Montevideo, Uruguay, qui sera donc notre destination pour cette semaine. Après tout ce travail … nous nous dirigeons vers Chui, la ville frontière.

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Notre dernier bivouac brésilien se fera face à la mer à Praia Hermenegildo, joli bourg de maisons colorées.

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Au matin, c’est avec nostalgie, oui déjà, que nous sortons du Brésil. Quand la douanière nous demande si le Brésil nous a plus que pensez-vous qu’on ait répondu : oh oui et surtout les brésiliens !

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Commentaires (5)

1. marcos 28/09/2012

feliz cumpleaños Briac
feliz viaje a todos
que siguan felices
les quiero
hasta pronto

2. HUGO Y NANCY 06/09/2012

HOLA AMIGOS !!!!!COMO ANDAN? ADONDE ESTÁN HERMOSOS VIAJEROS ???
ESPERAMOS SIGAN SUPER BIEN DISFRUTANDO DE SU GIRA...
NANCY-HUGO-MELANI-

3. david 30/08/2012

bon anniversaire mon cher thierry

4. Sandrine 29/08/2012

Bon Anniv Thierry !! Koa, 39 ans, jeunoooooot !! :-))) Des bisous de Sandrine, Michel, Carla et Matteo.

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