Journal de bord de la Colombie

 

 Le 22 Février 2012

Bonjour Colombie !

dsc1635.jpg

Nous voici dans un nouveau pays certes, mais aussi ce qui nous apparait comme un nouveau continent : L’Amérique du Sud. On en attend beaucoup, on sait qu’on va s’en prendre les yeux !

             dsc1639.jpg                 dsc1656.jpgdsc1731.jpg

Pour l’heure, nous sommes à Cartagena où débarquera le camping-car. La première visite de la ville nous emballe : c’est une superbe ville coloniale, bien entretenue et avec une bonne ambiance (presque mieux qu’Antigua !). Les balades le soir y sont agréables car il fait bon. La température descend et parfois il fait même un peu frais, ça fait du bien. Toutes mes excuses pour ceux qui sont encore dans le froid en France !

dsc1709.jpg dsc1722.jpg dsc1713.jpg

Nous avons quelques jours devant nous pour visiter et profiter de la ville, certes très touristique !

On se lance à l’assaut du château de San Felipe, en pleine heure de pointe et aux heures les plus chaudes de la journée : bref, touristes quoi ! On n’est pas toujours malin, malin !!! Par contre tout est prévu puisque sous le château il y a des tunnels qui à défaut d’être très frais  offrent l’ombre dont on a besoin !

 

    dsc1681.jpg  dsc1694.jpg  

 

dsc1685.jpg

 

  Le 25 Février 2012

dsc1739.jpg

Cartagena est donc cette belle ville coloniale dans laquelle l’Espagne investit encore beaucoup d’argent pour l’entretien de son centre historique et est classé comme site du patrimoine mondial de l’Unesco. Ça, c’est le côté face. Le côté pile quant à lui est beaucoup moins réjouissant. Nous ce qu’on aime c’est les marchés et rencontrer les gens en direct. Donc après être allé le long de la mer à Bocagrande (quartier d’hôtels de luxe qui n’a absolument rien d’intéressant), nous avons l’excellente idée de prendre un bus au Mercado de Bazurto.

 dsc1740.jpg  dsc1765.jpg  dsc1766.jpg

 2 expériences :

    -   la première fut le bus : on aurait pu croire qu’après notre escapade en chicken-bus au Guatemala, on était vacciné et que maintenant c’était facile les bus pour nous.  Eh bien , c’était sans compter sur l’imagination débordante de nos amis colombiens qui ne trouvent rien de mieux que de faire une espèce de course de contre la montre à travers la ville ! Ils roulent comme des dingues, doublant, se rabattant entre les voitures au dernier moment avec coupage de route en règle ! L’idée de la course nous est venue quand le bus s’est arrêté, qu’il y a eu un échange d’argent et qu’il est reparti à … 2 à l’heure ! De plus, nous en avons eu la confirmation par la dame qui nous aide à récupérer le camping-car (je raconte ça après !!!). Toujours est-il qu’on a cru qu’on n’arriverait pas entier au marché !

 

     -   la deuxième expérience fut ce marché de Bazurto qui malgré tout mérite le détour. On s’attendait à un marché type Trebol à Guatemala Ciudad. Et effectivement, ça y ressemble un peu en moins structuré et beaucoup plus sale. C’est-à-dire que dans ce marché vous évoluez entre les stands de chaussures, de vêtements, de fournitures scolaires et de poissons, de comedor, de viande. Et quand je dis viande, j’entends tout ce qu’on peut trouver sur et dans un animal. Je détaille pour le plaisir : muscles évidemment, pieds, tripes, organes en tout genre, yeux …. La chaleur ambiante aidant, je dois avouer que nous avons, tous les 3, été un peu remués ; Briac était d’ailleurs un peu pâlot ! Par contre, on a pas d’impression de déranger, on a plutôt amusé les gens qui ont l’habitude de venir y faire les achats en tout genre, vous l’aurez maintenant compris !!!! On a juste évité de sortir notre appareil photo pour ne pas provoquer la tentation. Soyons prudents ! 

     dsc1778.jpg  dsc1786.jpg

Pour ce qui est du camping-car, il s’avère que le camping-car a 5 jours de retard rien que ça ! Du temps et de l’argent surtout ! On n’a pas d’autre choix que de prendre notre mal en patience (encore et toujours …). Heureusement, à peine arrivés à Cartagena Thierry a pris contact avec le bureau Seabord qui nous a indiqué d’abord le retard, ensuite l’adresse d’une société qui s’occupe d’aider les gens dans notre situation. Cette adresse, nous l’avions déjà grâce aux nombreux sites de voyageurs qui ont eu affaire à eux. En fait, si on veut être tranquille et sûr de récupérer il faut passer par eux. Ils sont très pros et nous aident pour tout ce qu’on leur demande : une place, du gaz … et s’ils ne savent pas ils téléphonent pour avoir les renseignements qui vont bien. Alors, le prix en vaut la chandelle ! Car si c’était compliqué au Panama, ça l’est encore plus ici !!!! Arrivée au port à 8h30 Samedi matin, sortie à 15h00 et retour à l’hôtel à 17h00 !!!! Et tout ça avec de l’aide, sauf celle des autorités colombiennes, douanes et agents portuaires réunis. Evidemment, tout peut se faire seul mais vraiment ce n’est pas simple et il faut maîtriser l’espagnol absolument. Attention tous les prix sont donnés en Dollar mais on vous demande de payer en Pesos Colombiens ! De même qu’au port panaméen de Colòn, les erreurs de transcription sont courantes, il faut tout vérifier attentivement. On a payé 170$ et on n’a pas négocié vu comment Sonia s’est démenée ! Leur adresse : gerencia@enlacecaribe.com.

 

Tout est bien qui finit bien ou presque car nous avons une bouteille de gaz canadienne grise, et la société Vidagaz ne remplit que des bouteilles vertes !!!!!!!!!!!!!  Et demain c’est Dimanche. On verra ça Lundi, il fera jour.

dsc1772.jpg

 

 Le 06 Mars 2012

Donc Dimanche premier bivouac : le volcan del Totumo ! Un petit volcan de 15 m de haut avec un cratère rempli de boue grise. On essaye de s’y plonger car la boue est très dense et on flotte ! C’est étrange comme sensation : de la boue jusqu’aux épaules et on ne s’enfonce pas. On a en plus une  sacrée vue sur les montagnes. On ressort tout gris et tout beau (!!) car la boue contient des minéraux qui seraient reconnus pour leurs vertus thérapeutiques. On se rince dans la lagune juste en bas. Après avoir obtenu l’autorisation, on squatte là pour la nuit.

  dsc1806.jpg  dsc1808.jpg

Nous allons faire remplir la bouteille de gaz à Baranquilla, cela nous prendra 20 mn de trouver la société … fermée pour inventaire ! Les indications données par les habitants sont vagues et notre espagnol, même s’il est meilleur, n’est pas exceptionnel : résultat on tourne, on tourne.  Bref, on trouve un revendeur installé dans un boui-boui qui nous remplit la bouteille ; on était passé devant plusieurs fois sans le voir, une seule petite pancarte sur un poteau cachée par les arbres le signale.

Petit agacement dans le camping-car, surtout que c’est le moment choisi par Briac pour nous apprendre que 3X4 =32 euh non 34, euuuhhh 12 !!!! arrgghh ! Et la Bancolombia qui refuse de nous donner de l’argent avec notre carte Visa, bien vu d’être parti aussi avec la Mastercard !! Et sur les routes colombiennes, il vaut mieux prévoir du liquide sur soi car les péages sont très, très  nombreux et bien sûr, ils ne prennent pas la carte.

Après une bonne matinée comme ça, on a hâte d’aller vers Taganga près de Santa Marta avec une petite plage et de se baigner. Déception ! Le joli petit village que nous apercevons de la route, ne nous fait plus rêver une fois sur place ! Le village est envahi de touristes et d’hôtels tout comme la petite plage ! Et quand on décide d’en repartir, les habitants du village suivant ont fait des feux, placé des barrières et nous demande 5000 pesos pour passer. On retourne sur Taganga et on ne passe pas une bonne nuit. Pour nos derniers jours sur la côte caraïbe, on espérait autre chose ; Qu’on trouvera presque à Bahia Concha, près du parc de Tayrona. On négocie l’entrée à 20000 pesos, au lieu de 115000 à une autre entrée. On est tout seul toute la nuit. Et quand on est bien, on fait quoi, on reste !! 2 nuits à Bahia Concha, on profite de la plage …

dsc1819.jpg

dsc1821.jpg

On repart et on trouve un petit monsieur qui nous remplit la bouteille de gaz française à l’ancienne : on retourne la bouteille et on remplit ! C’est plus long mais c’est génial pour nous !

dsc1831.jpg

Direction Bucaramanga, la route est longue, en travaux, surpeuplée de camions et très poussiéreuse. Ce qui est drôle sur les routes c’est qu’on croise plein de Renault et pas que des récentes : pléthore de R4, R6, R12, R9, pas toutes en bonne état mais certaines encore très bien entretenues.

dsc1957.jpg dsc1857.jpg  dsc1862.jpg

Il y a également des bus touristiques, beaucoup de bus touristiques, qui roulent comme des dingues avec des gens dedans. On se dit bien souvent que ces gens-là prennent beaucoup plus de risques que nous !! D’ailleurs, tous les jours où nous avons roulé, nous avons pu voir des accidents ; c’est le premier pays où nous en voyons autant.

dsc1874.jpg

On arrive à Giron, près de la ville industrielle de Bucaramanga, fatigué. Giron est un village colonial tout blanc qui nous fait penser à Patzcuaro et surtout Santa Clara del Cobre au Mexique. On passe une nuit tranquille dans une rue, plus tranquille que ce à quoi on s’attendait !

Mais on a besoin de se retrouver dans la nature montagneuse, alors on va au Canyon de Chicamoncha sur la route de San Gil, pas du côté du Parc National mais en face. Une petite station touristique y est installée et est beaucoup moins parc d’attractions que la station du Parc National, et nous ça nous plaît mieux. Il paraît que c’est le deuxième plus profond au monde, oui pourquoi pas !

dsc1886.jpg dsc1899.jpg dsc1911.jpg

dsc1909.jpg

Les alentours du canyon sont peuplés de « gated community » dont les maisons n’ont rien à voir avec les maisons que l’on a pu voir dans tous les villages traversés. Ce n’est pas la même caste qui habite ici, c’est clair !

dsc1885.jpg

On bivouaque sur les hauteurs : on a la vue et la fraîcheur ! Enfin la vue quand le canyon n’est pas sous les nuages. Par contre, la fraîcheur nous a motivés pour faire enfin le grand ménage de Peskebrel, car entre la poussière accumulée à Panama City, sur le bateau et sur les différents bivouacs et routes en travaux de Colombie, sans compter le sable, l’intérieur était franchement innommable. La honte m’envahissait peu à peu !! Tout le monde s’y est mis et maintenant c’est tout propre : il y avait du boulot !

dsc1958.jpg dsc1917.jpg dsc1924.jpg

Lonely Planet nous disait que près de San Gil, il y a un petit village de 300 ans mignon du nom de Barichara. On s’est dit que ça c’était pour nous ! Déjà, la route longe le canyon et c’est super beau, mais le petit village est juste superbe. Les maisons sont belles, tout comme les églises, c’est propre, bien entretenu : un vrai bonheur ! On se disait qu’on pourrait rester une nuit, mais je crois qu’on va rester 2 jours. Les rues sont plus larges qu’à Giron, c’est plus simple d’accès pour nous. Notre arrivée fait de l’effet : en 5 mn le camping-car est entouré d’un petit groupe de personnes curieuses avec beaucoup de questions à nous poser. On organise même des visites guidées !!

      dsc1916.jpg  dsc1930.jpg

On a trouvé une petite place pour s’installer et on a entrepris, après la visite de la ville, le nettoyage des moustiquaires. On ne fait pas tout ce nettoyage pour le plaisir mais parce que vraiment au bout d’un an de voyage c’est indispensable ! Cette fois, je crois qu’on a fait le tour du ménage, ça aussi c’est le voyage.

 

dsc1930.jpg

 

 

 Le 13 Mars 2012

Barichara, en fait, ce sera 4 jours !! On fait un peu ce qu’on veut ! Dans ce village c’est un autre temps qui s’écoule et c’est bien, c’est tranquille, c’est calme. On se demande où est cette Colombie des FARCS, de la drogue et des enlèvements. Le troisième jour, on rencontre Jorge et sa femme Maria chez qui nous sommes invités à prendre un café. Ils préparent un voyage en Amérique du Sud avec leurs 2 enfants et ont plein de questions à nous poser. Encore un grand moment de partage !

On quitte presqu’avec regret Barichara, mais une autre ville nous attend : Villa de Leyva. Une autre ville coloniale perdue dans la montagne avec ses maisons blanches chaulées, ses toits de tuiles rouges et les rues pavées …

  dsc2050.jpg  dsc2056.jpg

 

un Barichara en plus grand et plus touristique. D’ailleurs on y a rencontré 4 français et un suisse en voyage, un français expat qui travaille et habite à Bogotà et entendu parler français beaucoup de fois dans les rues ou les restos ! On ne peut pas être tranquille …. Malgré tout, la ville est également tranquille. Notre bivouac près du terrain de foot nous inquiétait un peu pour le bruit, mais pas du tout : les nuits sont, aussi, super calmes. On entend les oiseaux et les grenouilles … et c’est tout !

  dsc2040.jpg  dsc2043.jpg

On arrive la veille du marché, du coup samedi matin on a fait nos emplettes de fruits, de miel et on a trouvé un beau chapeau !! Oui encore 1 je sais ce doit être maladif ! Je penserai à consulter en rentrant sur mes chapeaux et sacs-maniaqueries !! On finit par un déjeuner au comedor du marché comme à notre habitude.

dsc2041.jpg

Dimanche, on traîne dans les rues, on teste les spécialités : tamal con chocolate (une pâte faite avec de la farine de maïs, du poulet, du porc et des légumes servi avec un chocolat chaud), arepa con queso (toujours pâte de maïs fourrée avec du fromage, mais on en trouve fourrée avec poulet, champignons …) et tout ça au petit déj !! Pour éliminer mais après avoir digérer, on monte sur le point de  vue de la ville, dominée par un Christ. La montée n’est pas simple : on escalade plus ou moins le lit d’un torrent qui, à la saison des pluies, doit dévaler la pente à toute allure ! La pente est, comment dire, très pentue …et le point de vue se mérite. Mais une fois là-haut wwaaouhh : on ne regrette pas d’avoir soufflé dur pendant ¾ heure, l’altitude n’aide pas dans ce genre d’effort ; nous sommes à 2200m au-dessus du niveau de la mer,  avec le vent et les orages. La vue sur la ville et sur la montagne est absolument magnifique et grandiose. Le camping-car nous apparaît tout minuscule vu de là-haut.


dsc2094.jpg

 

 

 

 

 

  Saurez-vous retrouver Peskebrel ??

 

 

 

 

 

 

Sur les conseils de promeneurs nous continuons un peu la ballade et on trouve une petite rivière qui coule dans un creux de la colline, que lindo comme on dit ici.

dsc2109.jpg

Mais ce 11 Mars est une date qui compte pour nous puisque ça fait un an qu’on a cessé de travailler. Ce n’est pas rien et bien sûr on ne surprendra personne, on a fêté ça ! Avec Nicolas, le suisse rencontré lors de l’escalade vers le Christ. Petit apéro et petit resto ! On en profite pour faire un petit coucou à nos ex-futurs-collègues de boulot, il nous arrive de penser à vous …parfois !!

dsc2122.jpg

Depuis qu’on a quitté la grande route vers Bucaramanga, on vit une petite vie cool, tranquille et vous savez quoi ça fait du bien après le stress et les embûches de la traversée Panama-Colombie. Oh bien sûr, on a toujours nos surprises du camping-car avec cette fois un lanterneau qu’on n’arrive plus à ouvrir, mais le lâcher-prise commence peut-être à faire son effet (enfin !!), on subit sans trop se prendre la tête. Mais pas sans ne rien faire, on a fait un mail au SAV d’Adria. Nous ne sommes pas non plus devenus des bisounours !

Ce matin, nous avons eu la visite d’une classe très curieuse de notre maison-voiture : casa-carro. On a expliqué ce que nous faisions, comment était un peu la France et surtout organisé une visite du camping-car ! 4 par 4 en rang serré c’était très drôle de voir ces gamins de 6 ans si intéressés par notre maison et y allant de leurs commentaires : « que lindo » « impressionnante » !! Ils sont repartis avec des stylos que nous avions et nous avec les souvenirs de ces sourires.

  dsc2127.jpg                dsc2128-1.jpg

 

 

 Le 17 Mars 2012

La prochaine destination ? Bogotà ! Oui, c’est la seule capitale qui nous attire. Le danger, sans doute !!  Mais, pour nous pas question d’essayer de trouver un stationnement dans la ville. Notre idée est de squatter un village et de prendre un bus pour nous rendre dans la capitale. On a jeté notre dévolu sur Guatavita et sa lagune. Ça, c’était ce qu’on croyait avant de rencontrer Manfred sur la route et qui nous a gentiment invités à stationner chez lui. Et Manfred, il habite … Bogotà !! On ne pouvait pas rêver mieux. On maintient notre projet de Lagune de Guatavita pour une nuit et on file vers la capitale de la Colombie. La lagune est vert émeraude et est à 3100 m d’altitude, on souffle encore pour monter ! C’était un haut lieu de cérémonies pour les tribus Muiscas.

     dsc2157.jpg            dsc2175.jpg

dsc2188.jpg

On se trouve dans un quartier tranquille et on fait un peu plus connaissance avec Manfred, un allemand installé ici depuis 12 ans. En fait, il a un bar à Villa de Leyva (dans lequel nous ne sommes pas allés, oups !!) le « Dorfkneipe ». On s’installe sur le parking privé de sa résidence et on a électricité, eau, internet et bouche d’égout !!!! Yes ! Par contre on a aussi la pluie mais là personne n’y est pour quelque chose.

 dsc2202.jpg  dsc2206.jpg  dsc2219.jpg

On visite La Candelaria dès le lendemain. C’est le centre historique de Bogotà avec les musées dont entre autres, celui de l’or qui intéressait beaucoup Briac  et la Donation Botero qui m’intéressait moi.

   dsc2305.jpg     dsc2307.jpg       dsc2306.jpg

Les personnages de Botero sont obèses et très peu souriants, voire même un peu gris de visage. Et ce qui est surprenant c'est que le seul personnage à sourire c'est "la Mort" !

Beaucoup de monde, beaucoup de bruit, ça nous change des villages précédents ! Mais, elle nous plait cette capitale : les gens sont plutôt sympas. Par contre, autant la Colombie est plus propre que les pays centraméricains, autant dans les rues de Bogotà il y a de nombreux sans abris beaucoup plus que dans les pays précédents. A Guatemala Ciudad, nous n’en avons pas vu autant pour prendre une capitale en comparaison.

  dsc2219.jpg    dsc2228.jpg   dsc2235.jpg

 

dsc2246.jpg

A l’opposé, nous sommes chouchoutés par Manfred qui nous emmène dans les restos allemands qu’il connaît et qui nous concoctent de succulents petits déj’ allemands : à nous saucisses, charcuterie et bières germaniques !!! Nous sommes des coqs en pâte avec interdiction presque sommation de laisser la douche coulée pour que l’eau reste bien chaude ! Ok Manfred, je ne me force pas beaucoup !!!

dsc2282.jpg

Il nous emmène également à la Cathédrale de sel de Zipaquira, haut site touristique de Colombie. C’est surprenant, on ne s’attendait pas à ça !

dsc2275.jpg

 

 Le 02 Avril 2012

Nous quittons Manfred avec une boule à la gorge. D’ailleurs on a reculé notre départ de Bogotà d’une journée. Non, ce n’était pas que pour ses petits déjeuners dignes d’un hôtel 5 étoiles … Nous avons passé un moment encore génial avec cet allemand de naissance mais un peu colombien de cœur !  Nous faisons la route vers Ibague le cœur serré.

dsc2332.jpg

La route vers Ibague est plutôt jolie mais la ville en elle-même, bof ! On était à Bogotà à plus de 2500 m , on redescend dans la journée à 350 m, avec la chaleur pour remonter dans la soirée à 1500 m d’altitude.

On cherche encore du gaz …Bien que j’ai lu sur différents sites de voyageurs qu’il était simple de remplir des bouteilles de gaz en Colombie, car il y a beaucoup de boutiques qui le font, pour nous ça devient vraiment casse-pieds. Effectivement des boutiques de gaz, il y en a mais qui ne remplissent que leurs propres bouteilles, à ce qu’ils nous disent !! Heureusement que notre périple à Santa Marta nous a permis de faire rempli notre bouteille française, sinon on serait juste un peu dans la panade. En plus ils nous renvoient de l’un à l’autre, que c’est agaçant !!!

On a déjà mis 6 heures pour faire 120 km environ. Les travaux, les camions, l’état de la route parfois nous ralentissent beaucoup, au moins on ne fait d’excès de vitesse. Alors, on s’arrête près d’un restaurant qui possède un parking avec l’accord de la dame ! Le lendemain matin, on se réveille avec une petite compagnie de militaires juste à côté de nous. On nous avait dit qu’on ne craignait rien, que quelqu’un surveillait, mais à ce point-là !! En fait, c’était plus drôle de voir même un militaire avec sa petite toile de tente juste devant le camping-car, à la limite on voulait partir, on ne pouvait pas …

dsc2334.jpg

 

     dsc2355.jpg      dsc2353.jpg

On attaque ensuite la « Linea », route qui relie Ibague à Arménia : superbe route qui nous fait monter (encore !) à 3280m. On a juste mis 3h pour faire 45km !! Il y a des travaux partout, partout : constructions de ponts (viaducs) et de tunnels en tout genre. La Colombie se modernise, dans 10 ans on ne reconnaitra plus cette route, mais on mettra moins de temps, beaucoup moins de temps. Mais les travaux ont lieu juste au pied de certaines habitations, que deviendront ces gens ??

  dsc2337.jpg  dsc2352.jpg   

La route est donc longue pour arriver à Salento, petit village à moins de 20 km d’Armenia, qui elle par contre ne nous donne pas envie de nous arrêter. Avec toute cette route et ces changements d’altitude, Thierry est fatigué, migraineux. Après avoir trouvé une rue assez large pour nous accueillir, nous restons à la maison tranquille. Thierry se repose et Briac fait ses cours, moi j’écris ces quelques mots. La visite du village qui est super mignon, ce sera pour demain !

  dsc2375.jpg  dsc2379.jpg dsc2384.jpg

Bon, évidemment une nouvelle « merde » arrive !! On a relevé sur nos comptes des retraits suspects faits à Lima au Pérou alors que nous sommes toujours en Colombie. Appel à la banque, on lui dit qu’on a nos 2 cartes et qu’on ne laisse jamais notre carte partir sans nous pour un paiement. OK, c’est bizarre elle fait le nécessaire : on a 2 retraits de 150€ illicites. 3 jours après on jette un coup d’œil et rebelote 2 retraits de 150€ à Lima, Pérou !! avec le même jour un retrait, bon celui-là de notre part à Bogotà, Colombie !! Et dans ces cas-là, ça ne perturbe personne dans les banques. Ils sont capables de vous refuser un paiement de 1.50€ mais des retraits le même jour dans 2 pays différents sans avoir payé de vol d’avion, c’est normal où est le problème ? Le problème est que nous on a 600€ dans la poche de quelqu’un d’autre. Et on fait toujours hyper attention, ce n’est pas comme si on était j’menfoutiste !! La seule chose qu’on voit de possible c’est l’hôtel Monterrey, qu’on a payé cher, et où ils prennent l’empreinte de la carte pour la résa. C’est vrai qu’on n’a pas aimé le principe mais cela ne nous a pas semblé dangereux. Aujourd’hui encore on ne sait pas si c’est vraiment là et on n’a pas l’impression d’avoir été imprudent. Peut-être que si pour finir ! Donc opposition sur la carte et on attend la nouvelle ici. Dans notre malheur on a de la chance, comme d’habitude je dirais, puisqu’on peut rester 3 mois en Colombie (ce qui n’est pas le cas en Bolivie par exemple où la carte touristique n’est que d’1 mois), et qu’on a une adresse à Bogotà grâce à Manfred. Du coup, on va revoir Manfred et on va retourner à Villa de Leyva pour attendre tranquillement. Dans cette ville il y tout pour nous, un emplacement tranquille, internet gratuit, laverie, eau et si on devait être en panne d’électricité on pourrait se brancher un peu chez Manfred… franchement, ça pourrait être pire ! Ce qu’on espère maintenant c’est que le remboursement des 600€ se fasse assez rapidement.

 dsc2391.jpg

Revenons-en à Salento. C’est un village assez tranquille avec des maisons très colorées qui se trouve près de la Vallée de Cocora. Nous partons à l’assaut de cette vallée bien décidés à faire toute la balade … à cheval ! Il ne faudrait pas non plus exagéré, j’ai déjà dit qu’on n’était pas de grands sportifs. On loue des chevaux et c’est parti ! Briac est aux anges et toute la promenade se fait dans les « allez », « yahh ! », « maman, on peut galoper ? ».

dsc2462.jpg

Non, on ne peut pas galoper parce que le chemin est boueux, il pleut tous les jours depuis une semaine avec orages à l’appui, et surtout il est très escarpé. Le paysage est absolument magnifique avec des palmiers d’altitude dans un décor vallonné. C’est un camaïeu de vert qui colore les champs et comme le temps est un peu gris les contrastes sont d’autant plus forts.

  dsc2476.jpg  dsc2482.jpg  dsc2659.jpg

Après la vallée un peu suisse, nous plongeons dans la jungle colombienne, traversons les rivières, montons à flanc de montagne pour arriver à une finca où nous prenons un verre avec un morceau de fromages. La brume tombe bien qu’il e soit que 13h30 ! Les colibris sont très nombreux avec toujours leurs nombreuses couleurs. Je ne savais pas qu’il en existait aussi des noirs !

     dsc2556.jpg dsc2576.jpg dsc2598.jpg

     dsc2582.jpg    dsc2591.jpg   dsc2619.jpg

Nous redescendons vers nos chevaux pour rentrer. Nous reprenons le même sentier et franchement ces petits chevaux sont étonnants. Ce sont des criollos réputés pour avoir plutôt bon caractère et le pied sûr, ils me font penser à nos petits chevaux camarguais du sud de la France. Nous vérifions cette réputation car malgré l’état du chemin on a tout loisir de regarder le paysage. Quand on voyait le sourire béat de Briac après la balade on se dit que cela valait la peine de le faire, maintenant c’est « dis tu crois que je pourrais faire du cheval avec Loëvann quand on ira voir Alain et Coralie dans le Lot ? »…On est tous les trois sous le charme.

  dsc2502.jpg dsc2503.jpg  dsc2518.jpg

   dsc2650.jpg     dsc2667.jpg

Sous le charme aussi de la visite d’une Finca de Café que nous avions fait la veille. Une bonne petite marche également qui monte et qui descend. Une ferme traditionnelle dans laquelle on cultive le café, bien sûr, mais aussi les bananes, les ananas, les mûres et les fraises, les citrons et les bambous. Tout cela forme plusieurs niveaux de cultures qui forment un écosystème favorable à toutes ces cultures simultanées. On a appris par exemple que la graine de café avait 3 protections : la coque, la pulpe qui se suçote avec un goût tout doux et sucré et une pellicule qui lors du séchage durcit. C’est avec cette pellicule de protection que le café est expédié dans le monde pour être torréfié. Avant de partir, dégustation de café frais fait par Andrès notre guide : on torréfie les grains en direct dans une casserole en alu, comme pour les pop-corn, et on attend 5 10 mn que les grains brunissent et l’odeur se propage partout, ça sent bon. Ensuite, on le moud toujours en direct-live, on met la mouture dans un filtre, un peu d’eau bouillante et le tour est joué ! A la mode de Colombie ! Même Thierry et Briac ont goûté, sans adorer ils ont apprécié. Ils ne sont pas amateur, c’est comme ça personne n’est parfait.

  dsc2404.jpg   dsc2405.jpg

 

dsc2448.jpg

Salento est aussi une destination touristique, puisqu’en plein dans la région du Quindio zone cafetière. Alors on rencontre plein de voyageurs, notamment français comme Fabien et Faustine qui sont en 4x4 depuis le Canada jusqu’en Argentine.

dsc2388.jpg

Eux aussi se sont arrêtés au Québec (et non, ils n’ont pas fait tout le Canada !!) et ont fait la route 66 (et non, ils n’ont pas fait non plus tous les parcs nationaux des USA ). Du coup on se raconte plein de choses et on passe une super soirée en leur compagnie, mais ils ont moins de temps que nous et doivent reprendre la route le lendemain, dommage ! Rencontre avec David, américain à moto pour un tour du monde et rencontre avec la famille Mozet qui remonte d’Argentine en Alaska en camping-car.

 dsc2700.jpg

Nous avons donc plein de renseignements à prendre et à donner ! Et puisque nous remontons vers Bogotà et Ville de Leyva, on fait un petit bout de route ensemble. Briac est content de rencontrer un enfant qui a lui-aussi une DS. Que ferions-nous sans cette DS ?

Nous partons donc ensemble le lendemain matin, direction Bogotà par Honda. La route est sinueuse à nouveau et nous montons jusqu’à 3700m pour redescendre le lendemain à 200m et remonter à nouveau à 2500m. La route est longue car en mauvaise état, en réparation et toujours avec énormément de camions. Pas facile de trouver un bivouac pour 2 sur ce genre de route, un resto nous accueille moyennant finance bien sûr : 5000 pesos ce n’est pas le bout du monde et tout le monde est fatigué ! La route vers Honda n’est pas meilleure voire pire ce sont éboulements et effondrements qui rythment l’ascension pendant 2 bonnes heures. Nous sommes à 115 km de Bogotà et nous mettrons presque 4 heures pour faire la route et presque 2 heures pour arriver chez Manfred à cause des bouchons de la capitale. 

    imgp4408.jpg    imgp4415.jpg

 

imgp4545.jpg

 

 

  Le 07 Avril 2012

 

Avant de retourner à Villa de Leyva avec nos nouveaux compagnons de route, une pause à Bogotà où nous leur présentons Manfred, qui est très content de nous revoir.

imgp4557.jpg

Cette arrêt à mi-chemin leur permet de visiter la capitale tranquillement pendant que Thierry court les boutiques de pièces détachées. Sur les conseils de Florent, nous rajoutons un filtre pour le gasoil (en Bolivie la qualité du carburant laisse à désirer) et des bavettes à l’avant et à l’arrière (pour protéger le véhicule des projections lors de nos trajets sur les pistes de Bolivie, Chili, Argentine …). On a échangé pas mal d’infos et on les remercie pour les différents tuyaux qu’ils nous ont donné. On espère que nos infos pour la traversée Colombie-Panama leur seront utiles également.

imgp4414.jpg
Pour l’heure, nous retournons vers notre lieu de villégiature !! La route se fait doucement mais agréablement. Manfred nous a donné le nom d’un resto français, Colfrance, sur notre route où nous pouvons trouver du fromage de chèvre ; alors on s’arrête et on en achète un petit hum que ça fait du bien ! Depuis le Mexique nous voyons des chèvres mais pas de fromage. En le dégustant nous avons une pensée pour Patrice, qui tenait à tout prix à en trouver au Mexique sans y arriver ! On fait une pause à Raquira pour déjeuner, bien que Florent ait déjà mangé une saucisse chez Colfrance ! Evidemment, on ne trouve rien de mieux pour se faire remarquer que de s'embourber dans une rue. Les Colombiens sont un peu longs à la détente, mais ils nous aident et au bout de 3/4 heure ... on s'en sort !! Raquira est un village d'artisans très coloré et on ne s'attendait pas à ça, alors c'est une belle surprise.

   dsc2773.jpg   imgp4646.jpg   dsc2781.jpg
Villa de Leyva plaît beaucoup à la famille Mozet. Nous escaladons le chemin qui mène au christ et qui veille sur nos camping-cars !! Nous en profitons pour faire de bons barbecues, apéros (bien sûr !!), visite de la ville, une partie de Rugby et une balade à cheval qui nous emmènent aux Posos Azules. Les posos sont de petits lacs de couleur bleu azur et vert turquoise, c’est vraiment joli et on peut en plus faire un peu de galop sur le chemin : Florent et Hugo apprécient alors que pourtant au départ ils étaient plutôt réticents. Les sourires d’Hugo et Briac faisaient plaisir à voir. Mais voilà, alors que nous, nous allons fainéanter pendant une petite dizaine de jours ici, il leur faut reprendre la route vers l’Alaska. Rendez-vous pris pour les visites de caves bourgognes et la dégustation de galette-saucisse et découvertes des côtes de granit roses bretonnes !

     dsc2746.jpg     dsc2723.jpg
Thierry attaque les modifications aidé de Briac, cours de géométrie en situation ! Il apprend à percer, enlever des rivets, couper de l’alu …etc. Et on attend toujours notre carte bancaire, alors que la ville se remplit de touristes, de vacanciers car nous sommes en Semaine Sainte et de Jeudi à Lundi on ne travaille pas, ici comme en Amérique Centrale. Sans doute Dimanche y-aura-t-il des processions dans la ville.

 

dsc2793.jpg

 

 

  Le Lundi 16 Avril 2012


dsc2817.jpg

Un peu déçus par les fêtes de Pâques en Colombie, en tout cas à Villa de Leyva. On s’attendait à beaucoup de couleurs dans les rues, des défilés à ne plus finir, un peu comme à Antigua au Guatemala : de jolies processions avec des statues, de la sciure colorée sur le sol … Et bien ici pas du tout 4 petites statues et pis c’est tout !!! Dommage, comme quoi tous ces pays très chrétiens n’ont pas forcément les mêmes rituels. Par contre, beaucoup de monde dans cette petite ville. Surtout des Bogotanos, comme son nom l’indique ce sont les habitants de Bogota. Beaucoup ont des maisons secondaires ou viennent à l’hôtel ici pour passer les week-ends.

    dsc2814.jpg   dsc2826.jpg

Bon, il est temps d’annoncer l’arrivée d’un quatrième membre dans l’équipe des 1000 bornes. Alors oui on sait vous allez nous traiter de fous et on vous répondra oui bien sûr que nous sommes un peu fous, c’est d’ailleurs ce grain de folie qui nous a fait partir et qui fait que nous sommes où nous sommes actuellement. Allez ! On vous présente Leyva.

dsc2831.jpg

Une jolie petite chienne de la rue qui est venue quémander un peu de nourriture lors de nos différents BBQ avec Florent et Stéphanie. Elle nous suivait partout même dans les rues de la ville où elle n’avait jamais été. Un peu peureuse, mais très affectueuse et elle n’aboie pas. D’ailleurs lors de la sortie pour aller voir un vétérinaire, elle a eu peur d’autres chiens et est partie. Elle a mis 2 jours à revenir vers nous. On se dit que c’est un signe. Bref, on est tombé sous le charme et on a décidé de l’emmener avec nous. Après vaccins, antiparasitaires, contraception et bain, elle intégrait le camping-car. On ne se rend même pas compte qu’un chien est là. Elle est toute discrète et la nuit aucune bêtise de faite, aucun bruit, rien.

dsc2834.jpg

On suivait un couple qui est devant nous et qui voyage avec un chien, on était déjà un peu en contact. On prend pas mal d’infos avec eux. On espère qu’on aura pas trop de souci aux frontières !! On se remet une petite couche de stress ou d’excitation je ne sais pas trop. On est comme ça on n’aime pas les choses trop simples et trop faciles !!!

Ça, c’est fait !  Je pense que les commentaires vont aller bon train ….  Clin d'œil Clin d'œil

 Pour notre carte bonne nouvelle elle est arrivée chez Manfred, enfin. Par contre le code envoyé en lettre simple va mettre plus de temps, nous attendons encore un peu. Nous devons être sortis de Colombie pour le 17 Mai : il nous reste un peu de marge. Seulement, on commence à avoir des fourmis dans les roues et on aimerait bien avancer un peu… On se renseigne pour prendre quelques cours d’Espagnol avec une française Soizic qui vit ici et est mariée avec un artiste franco-colombien, Zamor. Grâce à eux, nous avons assisté à un concert de musique dans une église joué par des enfants de Villa de Leyva. Ils n’ont que 7 mois d’apprentissage et c’était très beau et très émouvant de les voir. Une initiative prise par quelques personnes de la ville de vouloir créer une harmonie symphonique pour aider les enfants, les occuper « sainement », les unir et éviter ainsi qu’ils tombent entre de mauvaises mains.


dsc2839.jpg

Et puis surprise aussi qui voyons-nous sur le parking ?? Le camping-car des Stan que nous avions déjà rencontré à Québec et qui nous ont rattrapés. On passe la soirée ensemble et ils décident de rester avec nous pour un barbecue le lendemain midi. Ils sont attendus très vite en Equateur et reprennent la route sous l’orage et la pluie. Le mois d’Avril est le plus pluvieux en Colombie et nous le confirmons : il pleut tous les jours !! 

dsc2841.jpg

 

 

 Le 25 Avril 2012

Décidemment nous nous faisons rattrapés par des familles qui étaient loin derrière nous ! Il est vrai que cela fait plus de 2 mois que nous sommes en Colombie et on ne s’en plaint pas. Nous faisons donc la connaissance de la famille Lespine qui reste avec nous quelques jours. C’est le lieu idéal pour faire quelques améliorations, modifications et réparations sur les véhicules : on trouve à peu près tout dans cette ville et on a la place pour s’étaler. On passe de bonnes soirées avec eux et on sympathise assez vite. Les enfants passent du temps à jouer ensemble et à construire des barrages.

    dsc2845.jpg      dsc2854.jpg

Les apéros durent et nos amis Soizik et Zamor nous rejoignent. Soizik et Zamor vivent ici depuis une dizaine d’année, il est peintre, sculpteur, écrivain, philosophe, un artiste complet et elle est danseuse, modèle de son mari et fabrique des confitures ici en s’occupant de la galerie de son mari. Une magnifique rencontre que nous avons faite et voilà encore un couple que nous avons du mal à quitter. On rencontre également la famille Tarasco qui, elle, reste sur une des places du village en compagnie de Guy, voyageur belge qui vit dans son camion et qui a déjà traversé tous les pays d’Amérique du Sud. Il est d’ailleurs une mine d’infos pour nous !

dsc2856.jpg

         dsc2847.jpg     dsc2852.jpgdsc2852.jpgdsc2852.jpg

Nous avons testé la bonne forme de Leyva en voiture et nous sommes retournées à Raquira avec elle. Comme nous avons réussi à nous planter de route, elle a subi plus de kilomètres que prévus ! Elle s’est bien comportée et n’a pas été malade. C’était ce qui m’inquiétait le plus, car on sent le vomis dans le camping-car et tout le monde est malade !! Il lui reste juste à trouver sa place pour être le mieux possible.

 dsc2856.jpg

Nous continuons à attendre notre code bancaire mais voilà il faut qu’on pense à reprendre la route. Avec les pluies diluviennes que nous avons eues, beaucoup de routes sont coupées et notre autorisation de séjour en Colombie s’achève le 17 Mai. Si nous devons être bloqué, autant avoir un peu d’avance !

 

 Le 02 Mai 2012

Ça y est on a enfin quitté Bogota !! Non sans regrets puisque nous quittons par la même Manfred …Ce séjour nous a permis de faire un plein de courses à Carrefour où nous trouvons de bonnes baguettes de chez nous, Pains au chocolat, pains aux raisins et croissants, haricots verts et tout ce que nous aimons !! Mais attention à la note, tous les produits importés sont chers et il faut, malgré tout se restreindre. On a aussi fait l’acquisition de nouveaux pneus à prix très raisonnables. Florent nous ayant dit qu’après ils seraient plus chers, on en a profité, surtout que Stéphane et Nelly en avait besoin aussi : d’une pierre 2 coups ! Eux sont partis Samedi matin pour Salento ; il est fort probable qu’on se recroise un peu plus tard.

 

Notre route nous amène à Ibagué où nous étions déjà passés quelques semaines plus tôt, mais cette fois-ci nous nous arrêtons chez Nicole et Andréas. C’est un couple ami de Manfred que nous avons rencontré à Villa de Leyva et qui nous a gentiment donné son adresse pour passer une nuit tranquille. En plus Andréas a réussi à réparer notre vieil ordinateur qui, après une mise à jour, ne se connectait plus à Internet. Quelques heures de recherches auront été nécessaire mails il y est arrivé !! Trop fort Andréas ! Et merci beaucoup, beaucoup … ce sera pour nous du temps de gagné. Donc nous voilà chez eux pour une soirée avant notre reprise de route pour la frontière équatorienne. C’est presque un peu bizarre pour nous de repartir : 1 mois à Villa de Leyva quand même ! Alors on reprend vite des habitudes de sédentaires et on perd surtout le besoin de trouver un bivouac le soir. On s’encroûte, quoi ! On sait que tous les réflexes du voyage reviennent aussi vite.

 dsc2874.jpgdsc2874.jpg

Info pratique, on n’a toujours pas reçu le code de notre carte. Appel à la banque pour qu’il l’envoie en France et on s’aperçoit que notre domiciliation a changé et que désormais nous habitons Bogotà !!!???!!  Bref, passons sur les mystères de la paperasse, apparemment ils ont enfin compris et fait le nécessaire.

 Notre direction au départ d’Ibagué était Buga, mais après la route qui nous a menés à Armenia pour la deuxième nous a fatigué et nous décidons de nous arrêter à Salento pour une pause bien méritée. On en profite pour laver le linge dans la laverie qui nous reconnait immédiatement !! Voilà une nuit tranquille qui nous permet de partir vers Buga où nous ne trouverons jamais le mirador indiqué par nos amis Florent et Stéphanie.

dsc2898.jpg

Du coup on décide de rouler directement vers Popayan, la ville blanche. On met du temps à trouver le centre récréatif. Surtout ne pas demander à la police de vous aider, ils vous envoient à l’autre bout de la ville ! Après une heure de palabres et de questionnements, une charmante dame et un monsieur, qui nous envoie le seul mot d’anglais qu’il connaît « straight », nous indique la bonne direction. Et quand on arrive c’est fermé ! Le gardien, qui comme la plupart des gardiens que nous avons rencontrés, est sympathique, cède devant mes supplications et appellent la direction qui nous laissent entrer et stationner pour la nuit. Ce sera donc une nuit tranquille et gratuite car à la sortie on ne nous demande rien et puis, ben, nous non plus on ne demande rien !

          dsc2901.jpg                  dsc2903.jpg

 

dsc2907.jpg

Popayan ne nous emballe pas plus que ça, mais c’est un arrêt pratique et un peu obligé sur la route Pasto et de la frontière. Tout le monde annonce cette partie un peu délicate et nous incite à ne pas sortir de la panaméricaine : guérilléros et drogue sont dans les environs !!

 

 Le 04 Mai 2012

 

Pour finir le centre récréatif, dans lequel nous sommes retournés passés la nuit avant de quitter Popayàn, s’est bien rendu compte qu’on n’avait pas payé la première nuit !!! Zut, on n’aurait pas dû revenir. On paye mais on négocie comme tout d’ailleurs, et on ne paye pas le prix indiqué : on n’aura pas tout perdu !

           dsc2929.jpg        dsc2917.jpg

Nous sommes bien arrivés à destination : la lagune de la Cocha, près de Pasto. Pas de militaires en bottes caoutchoucs : les guerilleros ! La route en mauvais état fut longue et fatigante. Mais la beauté du paysage en valait la peine et heureusement car du coup cela parait un peu moins éprouvant. Nous sommes souvent bloqués par les travaux et parfois jusqu’à 50mn d’attente, toujours beaucoup de camions et une forte présence militaire, en rangers. Comme d’habitude nous sommes montés et nous sommes redescendus pour mieux remontés à nouveau. La chaleur et le fraîcheur se succèdent, n’aidant pas à lutter contre la fatigue.

           dsc2939.jpg        dsc2937.jpg

 

dsc2947.jpg

Nous sommes passés de 40° au plus chaud à 12° en arrivant à la lagune !! Il faut dire que nous sommes à 2800m d’altitude. On retrouve la famille Lespine avec joie et bien sûr apéro ! On ne change pas une équipe qui gagne …On rencontre aussi des allemand-autrichiens vivant en Nouvelle-Zélande. Ils sont arrivés avec Nelly et Stéphane et ont indiqué le bivouac sur lequel nous nous trouvons : un hôtel qui nous accepte sur son parking avec vue sur la lagune.

dsc2952.jpg


 Le 07 Mai 2012

        dsc2960.jpg     dsc2967.jpg      dsc2974.jpg

La visite du Sanctuaire de Las Lajas nous laisse un peu perplexe : de toute beauté vu de loin, de près c’est un peu étrange. Il y a un contraste étonnant entre la grotte dans laquelle la vierge serait apparue, la montagne et les dorures très … dorées.  Nous sommes dimanche et les accès sont bloqués, nous qui pensions dormir sur le parking, c’est mort.                                            

 

dsc3045.jpg

 

                               dsc3029.jpg            dsc3049.jpg

Nous n’y restons que le temps de l’aller-retour et partons en direction de la frontière en traversant des villages dans lesquels on vend de l’essence et on rôti de petits animaux appelés cui (je ne suis pas sûre de l’orthographe) et qui ne sont que des …cochons d’inde ! Une pensée à la nôtre restée en France et prénommée Caroline.


Plus de photos

Commentaires (8)

1. Mattéo 28/04/2012

Salut Briac, c'est Mattéo. J'espère que tu vas bien. J'ai vu que tu avais une chienne, elle est plutôt migonne. Est-ce qu'elle grande ou petite ? Moi j'ai rencontré un petit chien tout mimi au Mexique; il est était tout doux et tout marron mais mes parents, ils ont pas voulu que je l'adopte ! J'espère qu'on se reverra quelque part en Amérique du Sud. Bisous et à bientôt

2. marcos 22/04/2012

hola, los viajeros. gracias por esta pagina internet, muy buena y atractiva
bon voyage encore a vous
vous etes toujours a mes cotes
merci
que sigen felices

3. Sandrine 19/04/2012

Aaaaaah, le chien, quelle BONNE idée ... !! :-))) si, si, ça va être vraiment bien quand elle va venir me renifler les pieds (je déteste les bétes hein), ou que vous allez la passer aux frontières (remarque, la première photo, si elle fait cette tete là, elle passe partout). Bon, je plaisante, elle est super mignonne, et ça, c'est ... comment dire ... c'est tout vous ! et on vous aime pour ça aussi :-) des besos

4. chancerel amélie 10/04/2012

Bonjour Sophie,

Joyeuses pâques à toi aussi et à a famille et bon 1er anniversaire pr votre tour du monde. Tous les pays que vous avez traversé ont l'air magnifique et vous avez eu la chance de faire de très belles rencontres. Ce voyage doit être très riche en émotion et j'espère que les dexu années suivantes le seront également. biz et j'ai hâte de lire tes prochains commentaires.

Voir plus de commentaires
Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site