Journal de bord de l' Equateur



 

   Le 07 Mai 2012

Et voilà ce dimanche 6 mai 2012, alors que vous vous réjouissiez ou non des résultats du vote présidentiel, nous passions la frontière Colombie-Equateur.

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Côté colombien nous sortons sans aucun problème : les visas sont tamponnés rapidement et les papiers pour le véhicule également ; l’agent des douanes ne les regardent qu’à peine ! Evidemment, le change d’argent est toujours le même jeu et nous réclamons toujours plus et nous gagnons avec un change à 2000 pesos pour 1 US$ (monnaie de l’Equateur, moi non plus je ne comprends pas !) au lieu de 1950 et 1970 ! L’entrée en Equateur est également très simple : les visas de 90 jours sont sur le passeport en 5 mn. Par contre petite frayeur pour le véhicule puisque nous avons décidé d’innover en passant la frontière l’après-midi et de surcroît un Dimanche. On nous annonce la fermeture des bureaux et qu’il faudra faire les papiers d’importation le lendemain seulement. Mais comme d’habitude, tout s’arrange et nous avons nos papiers pour le camping-car plus vite que pour la chienne ! Car, maintenant, nous avons un bureau supplémentaire à trouver : la santé publique (agrocalidad). Tout se passe bien puisque tout est en règle, néanmoins c’est un peu long et avec une petite auscultation de Leyva. CE passage nous coûtera la modique somme de 24 US$. Nous qui étions contents de ne plus avoir à payer aux frontières, c’est bien joué ! Effectivement, tout est gratuit : sortie –entrée rien à payer pour nous ou pour le véhicule.

Ceci fait direction Tulcan pour un premier bivouac en ville, près d’un parc avec plein de jeux pour les enfants, puisque nous sommes toujours avec la famille Lespine. 

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 Le 11 Mai 2012

Nous roulons sur les routes toutes neuves de Septembre dernier d’Equateur. Et qui dit route neuve dit péages. On se plaignait de la Colombie à ce sujet et voilà que ça recommence ! Bon certes, ce n’est qu’1 dollar mais tout le monde nous disait qu’il n’y en avait plus après celui de Pasto, eh ben si ! En 150km à peine, on en a déjà eu 4.

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Première étape pour nous, la lagune de Cuicocha à 2900 m. Les premiers kilomètres dans ce pays s’annonce prometteurs pour la suite du périple ici. Si je dis que c’est superbe, ça fait un peu redondant je sais mais, malheureusement pour vous et heureusement pour nous, c’est VRAI. Nous faisons, tout d’abord, un arrêt à Ibarra pour l’assurance qu’à la frontière on nous affirmé obligatoire. On ne va pas se battre, à 5$ le mois ce serait trop bête. La corruption policière existe ici aussi comme dans tous les pays d’Amérique Latine. Donnez un bakchich de 10$ à un pourri pour continuer à rouler en paix je ne vois pas l’intérêt, même s’il existe des gens qui le font …Une fois tout en règle et après une heure d’attente pour cause d’erreur de transcription sur les papiers (encore !), on part.

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On passe le village de Cotacachi à une dizaine de km de la lagune. Dans ce village, les femmes s’habillent de leurs tenues traditionnelles, comme au Guatemala. Ici, c’est jupe foncée sur jupon clair avec blouse brodée. Les hommes portent quant à eux les cheveux longs et le chapeau de feutre. Les visages ont changé et sont maintenant très typés et on se rend bien compte que nous sommes dans les Andes, la fameuse cordillère des Andes est là. Cotacachi est un village réputé pour sa musique et son travail du cuir. Certains fabricants exportent en Europe sacs, chaussures et petite maroquinerie.

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Le cratère de volcan dans lequel la lagune se trouve nous attend surplombé du volcan Cotacachi qui nous fera l’honneur ( !) de nous montrer son pic et ses neiges éternelles … Les Andes, je vous dis ! On se régale à le regarder et le mitraille tant qu’on peut : la nuit et le froid tombe vite. La nuit nous descendons à 5°C, cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé et les réveils à 12° dans le camping-car sont un peu rudes. Mais on tient bon, pas de chauffage ! Une balade en lancha nous permet de voir les petites bulles à la surface de l’eau, preuve d’émanations de gaz. Ça sent un peu le souffre juste au-dessus. Le volcan sur lequel nous naviguons est encore actif ! Nous restons 2 nuits à Cuicocha, avant de tenter de trouver un autre coin plus nature sur les hauteurs, sans succès. Le chemin qui mène au Mirador est fermée aux véhicules et la côte fut difficile pour Peskebrel.

 Evidemment, comme à notre habitude : 2 jours dans un nouveau pays et on part à la recherche de …GAZ ! GRRRRR ! Et comme d’habitude c’est la galère ! « On ne peut pas », « on ne sait pas où », on nous envoie de droite et de gauche pour rien. Comme d’hab ! Finalement, je descends et demande à un groupe de policiers qui se démène pour me renseigner : taxi, coup de fils sans résultats non plus. Rassurant ou inquiétant je ne saurai dire ! L’un d’eux se décide à venir avec nous dans le camping-car pour nous emmener à une adresse qu’il croit bonne. Croit seulement, car ce n’est pas ça du tout. On croise, par chance, son colonel qui lui dit de nous emmener à la fabrique. Ben oui pourquoi on ne nous l’a pas dit plus tôt : la fabrique ! Qui ferme à 16h00, on arrive à 16h30. On rencontre alors Jonathan qui étudie le français pour voyager dans notre pays l’année prochaine. La communication est plus simple mais ça ne change rien quand c’est fermé, c’est fermé. Nous ramenons notre guide à son poste, qui a dit qu’ils n’étaient pas sympas ces équatoriens, pas nous ! On revient le lendemain voir Jonathan et on comprend pourquoi tant de problèmes : en Equateur ce ne sont que des échanges et pour remplir il faut une autorisation. Donc pour nous c’est d’autant plus difficile. Du coup, on a un prix « spécial », au lieu de payer 3$ on en paye 9.58 enfin 10 parce qu’ils n’ont pas la monnaie ! Tout va bien on a notre gaz, encore une fois la patience aura été in-dis-pen-sa-ble.

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Ça nous a malgré tout un peu saoulé, alors on se réconforte en allant voir les fameux chapeaux de feutre dont je parlais plus haut dans le village de Iluman réputé pour cela. On en a acheté un à 13$ sans négocier : que nous arrive-t-il ? L’altitude, certainement.

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On se dirige vers Otavalo et son marché du Samedi. Mais en attendant on a envie de nature et on préfère pousser jusqu’aux 3 lagunes de Mojanda à 15 km de là. La route n’est pas trop mauvaise, mais ça monte et ça glisse et on a quand même bien failli ne pas y arriver. Si près cela aurait été dommage ! Le spectacle est de toute beauté.

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La route est inondée, on ne peut pas aller avec le camping-car aux 2 autres lacs qui constituent ce trio. On stoppe là et on s’installe : nous sommes à 3720 m et je ne me sens pas très bien. Cela passe après 2h et une infusion de feuilles de coca (les feuilles seulement, en infusion seulement la coca !). On est seul au monde dans une nature grandiose et on se dit que là on est bien, que, même si on s’est battu pour venir et que la chance n’a pas grand-chose à voir avec notre présence ici, et bien on se dit que quand même on est chanceux !! Nous en profitons d’avoir pas mal de chemin de randonnée pour monter à plus de 4000 m afin d’avoir une vue de la lagune, une vue d’en haut. Briac et moi fatiguons un peu et Thierry continue seul, avec la chienne. Il nous rejoindra ¾ heure plus tard, inquiète que j’étais, tout d’abord, de voir Leyva revenir sans lui. Il a tiré un peu dur mais a réussi à faire ce qu’il voulait.

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 Le 17 Mai 2012

 

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Nous faisons le marché d’Otavalo, les Lespine nous ont quitté depuis Cotacachi pour se rendre à Quito, visite aux garages Mercedes oblige et poursuite de leur parcourt vers la forêt amazonienne. Nous, nous assistons au marché aux bestiaux où on peut voir et entendre cochons, vaches, poules, chevaux et cochons d’inde …2 sociétés s’y côtoient la traditionnelle et la moderne.

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On se dirige ensuite vers l’artisanat, bien mal nous en pris car nous repartons avec bonnets, gants en alpaga et ponchos en laine. Ça ne va pas arranger notre budget, ça ! On se croirait de retour au Guatemala avec toutes ces couleurs et ces tissus brodés, ces tenues traditionnelles. D’ailleurs au Guate aussi nous avions notre part pour aider l’artisanat local !

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On grignote sur place pour 3 francs 6 sous et on prend la direction du Centre du Monde (el Mitad del Mundo). Sur la route, nous traversons donc l’Equateur ! Cela fait déjà quelques jours que nous comptons les jours et décomptons les degrés sur le GPS. Cette fois, nous passons de l’hémisphère nord à l’hémisphère sud, ce n’est pas rien quand même !

 

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C’est tellement important que nous le passons 3 fois cet équateur : sur la route vers Quito et 2 fois à Quito ! Une fois elle est horizontale et une fois elle est à la verticale on a l’impression que les points cardinaux font un peu ce qu’ils veulent ici !! Bref, le premier passage nous a davantage intéressés et plût, le monument représente un cadran solaire. A Quito, cela nous semble « attrape-touristes » ! Le monument est imposant et tout un village touristique l’entoure avec une multitude de petits musées, à payer en plus de l’entrée. Nous nous arrêtons au musée « Intiñan » un peu plus loin, où nous faisons l’expérience du tourbillon d’eau qui tourne dans un sens ou l’autre suivant que nous sommes dans l’hémisphère nord ou dans l’hémisphère sud et où nous apprenons tout ce qu’il faut savoir sur les réductions de tête. A bon entendeur …C’est là que nous passerons la nuit avant de prendre la route pour Tena en Forêt Amazonienne.

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En prenant cette direction, nous savions que nous descendrions en altitude mais pas à ce point. En quittant Quito ( !!) nous prenons la direction du parc naturel Cayambe-Coca. Nous traversons des paysages très verts et très arborés avec des cascades un peu partout, la lagune de Papallacta également où nous nous arrêtons pour une pause déjeuner. Nous sommes donc montés sur cette route à 4070m, notre premier 4000m en Camping-car ! Mais une fois en haut, il faut redescendre pour rejoindre la forêt vierge à 430m ! Non seulement, on descend de 3670m en 3 heures mais on gagne presque 20°C passant de 9° à 28°C ; et après on se trouve un petit peu fatigué ! Pas facile d’assimiler tous ces changements pour nos petits corps fragiles. Tout compte fait et grâce aux indications d’un quiteño rencontré à Otavalo, nous passons Tena pour nous rendre au petit port de Misahualli où se trouvent quelques agences de voyages sur le Rio Napo, confluent du mythique Amazone. On ne tarde pas à se renseigner sur les prix pour faire une escapade d’une journée sur le Rio Napo. Nous faisons affaire avec l’agence Teorumi, tenue par Amélie, de la région parisienne, et son mari Teodoro, équatorien kishwa. On ne pensait rencontrer une française là ! Elle nous propose une excursion en pirogue, à moteur, sur le rio avec visite d’un refuge animalier, balade en forêt vierge, déjeuner et activités dans un village kishwa communautaire avec une association de femmes qui s’est réunie pour vendre leur artisanat et faire connaître leur mode de vie. Le refuge récupère les animaux sauvages de compagnie confisqués, les animaux blessés. Il les relâche dans la forêt quand c’est possible c’est-à-dire quand ils peuvent se nourrir seuls dans la nature et qu’ils ont appris à avoir peur de l’homme.

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Très intéressante et très mouillée comme visite car nous avons eu droit à une pluie tropicale qui ne pas fait semblant : en anglais la forêt vierge s’appelle la « rainforest » (forêt de pluie) on a pu vérifier en vrai la véracité de ce mot … Merci Amélie de nous avoir conseillé les ponchos ! La balade en forêt, toujours sous la pluie pour une bonne partie, nous a permis d’apprendre quelques « trucs » sur les plantes médicinales et comment se peindre le visage et aussi accessoirement quoi faire quand on se blesse ou qu’on est perdu !! Nous on est prêt pour le 21-12-2012, et vous ??

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Retour au village de Shiripuno pour une leçon de fabrication de chocolat avec dégustation à la fin (banane-chocolat mmmmhhhh on s’est régalé), leçon de fabrication de la chicha de yucca, boisson alcoolisée d’accueil et leçon de danse kishwa avec Marina.

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C’est bien fatigué que nous avons rejoint notre bivouac sur le terrain de foot du village. On a dormi comme des bébés. Le lendemain,Petroño nous emmène pour une  visite des plantations de bananes, de yuccas et de palmiers avec constructions d’une cabane, de colliers en feuilles, de couronnes, de nasses pour la pêche.

 

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Au passage pauvres européens incultes que nous sommes nous apprenons que le yucca et le manioc c’est la même chose ! on se sera couché moins bête ce soir-là !!! Briac repart avec une pirogue en balsa faite par Petroño. Ces 2 jours auront été pour nous magiques, on aura appris plein de choses et on aura connu des gens d’une grande gentillesse avec cette envie de transmettre les connaissances. Nous prenons rendez-vous dans un an pour venir récolter nos bananes et nos yuccas. Le départ est un peu triste, mais Baños et ses thermes nous attendent.

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Le 26 Mai 2012 

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On quitte Baños pour reprendre la route du Nord vers la lagune de Quilotoa et le marché de Zumbahua. La route est en travaux entre Pujili et Zumbahua et donc un peu longue. Par contre c’est magique et prendre son temps pour monter permet de faire des photos !

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On va bivouaquer à la lagune ; on est vendredi soir et un vendredi soir dans un village on préfère éviter : soirée arrosée et bruit en perspective. On s’attendait à un endroit comme les lagunes de Mojanda, mais pas du tout l’entrée est payante 2$ par adulte et tout est tourné vers le tourisme, les bords de la lagune sont squattés par les hôtels et les cabanes de vente d’artisanat (plus chers qu’à Otavalo !). On s’installe un peu déçu le long d’un chemin pour ne pas être trop près des cabanes et ne pas gêner. Reste que la lagune vaut le détour. Les couleurs splendides vont du bleu au vert turquoise. La lagune est là aussi, un cratère de volcan rempli d’eau et entourée de montagne. On ne regrette absolument pas d’être venu, les paysages par ici sont à couper le souffle.

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Le marché de Zumbahua nous laisse sur notre faim, typique certes plus que celui d’Otavalo mais avec une impression agaçante de se faire arnaquer. On avait besoin de bottes, on ira ailleurs et c’est à Pujili, qui a son marché le même jour, qu’on trouve notre bonheur ; un marché beaucoup plus sympathique avec plein de comedores appétissants : on ne résiste pas et une fois de plus nous nous régalons. C’est donc repu que nous allons voir d’autres paysages à couper le souffle car nous remontons toujours vers le Nord en direction du parc national du Cotopaxi, gratuit. C’est le deuxième volcan du pays à 5897m. Il se mérite ce volcan. Pour y accéder 2 routes : une par Machachi, impraticable pour notre Peskebrel, même les locaux ne passent par là, aux dires des 2 familles qui l’ont emprunté et ont regretté amèrement ; la deuxième à 30 km environ au nord de Latacunga bien meilleure… sauf que comme ils sont en train de la refaire la route, c’est un chemin de terre sur lequel passent et repassent les GROS véhicules de chantier et que nous quand on se pointe il pleut !! Alors, le Cotopaxi, on a bien cru qu’on ne le verrait pas. On glissait, patinait et même je crois qu’on roulait en crabe par moment. Sans compter que grâce aux gens qui ont des 4x4 et qui ne savent pas s’en servir, on s’est retrouvé au ralenti en se demandant si on allait pouvoir repartir. Il y aurait des véhicules pour nous sortir de là mais bon c’est drôle après seulement !! On est arrivé à bon port et ma foi on ne déteste pas complètement ces petits moments de stress ! On trouve à bivouaquer près de la lagune Limpiopungo au pied du volcan, qui ne se montre pas puisqu’il pleut, je vous le rappelle, et que par conséquent c’est TOUT couvert !! Seuls la lagune et ses oiseaux se montrent.

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Mais le réveil le lendemain matin nous réserve la belle surprise d’avoir du soleil et donc le Volcan se montre de tout son sommet majestueux blanc de neige.

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Ni une ni deux, on s’attaque à la montée jusqu’au parking du refuge. Thierry reste pratiquement tout le temps en seconde mais à partir de 4300m seule la première réussit à nous grimper au 4600m du parking. On a même doublé un 4x4, quel exploit !  On est fier de notre Peskebrel, il méritera un bon lavage à Cuenca pour sa performance. Nous on est aux anges ! Il fait froid, il y a beaucoup de vent : 3°C. On ne regrette pas nos ponchos et bonnets d’alpaga achetés à Otavalo. Parce qu’on ne va quand même pas rester sur le parking, on monte au refuge qui se trouve à environ 1km de là avec 300m de dénivelé. Surtout ce refuge se trouve à 4810m ou 4865m selon le GPS et quoi qu’il en soit il est plus haut que notre Mont-Blanc national !!!  On se lance donc à l’assaut de cette ascension : on souffle dur, on a les bronches qui se rétrécissent, en tout cas c’est l’impression qu’on a. On prend le temps et on monte, tranquillement. Le but est atteint et on est fier de nous. Il faut dire qu’en Bretagne les monts d’Arrée n’excède pas les 500m !!! Par contre pour la vue c’est raté, le brouillard enveloppe tout. Après une petite halte au refuge on redescend.

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La descente est beaucoup, beaucoup plus rapide. Mais le vent a forci et je me retrouve par 2 fois les fesses dans le sol volcanique rouge. On n’a pas trop envie de repartir, alors on mange sur place heureux d’être là, d’avoir fait ça. Briac a trouvé ça génial et on est très fier de lui d’avoir réussi à monter, aidé de Leyva qui a fait office de chien de traineau ! On ne bivouaquera pas sur ce parking : le vent et le froid nous font fuir, surtout que pendant le déjeuner on a eu le droit à des chutes de neige fondue. Que demander de plus ?? Nous regagnons la lagune et nous passerons l’après-midi entre le Cotopaxi et le Ruminahui qui lui aussi s’est décidé à se montrer. Briac décide que nous resterons une journée de plus « parce que c’est trop beau ».Et on fait bien. Le temps est beau et les chevaux « sauvages » ont décidé de nous rendre visite. On prend le temps de faire 2,3 bricoles dans ce cadre de rêve.

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Les volcans enneigés, ça nous plaît bien donc on prend la route du Chimborazo : 6310m, le plus haut sommet d’Equateur. Sur la route, l’envie nous prend de faire remplir notre bouteille de gaz, car l’eau chaude est la bien- venue. On n’a pas encore mis de chauffage mais on en a bien envie ! Donc il faut remplir et comme on aime ça chercher du gaz, ça tombe bien !! En fait, pour une fois on ne tombe pas trop mal. Un spot sur le Gps nous informe d’une station sur notre route : non seulement ils nous remplissent la bouteille canadienne mais aussi la française !! Le remplissage est fait à l’arrache mais il est fait. Le problème de facturation s’écroule quand on dit que la facture, nous, on s’en fout, tout ce qu’on veut c’est du gaz … Et ce sont 20$ qui partent dans la poche du gars : tout le monde est content !

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Ohhhh, qu’on a bien fait !!! On arrive au Chimborazo sous le brouillard, le parking est un peu enneigé et il fait froid ! On monte de plus en plus haut dans nos bivouacs : 4858m. Pas de problème avec Peskebrel, encore une fois on monte doucement mais on monte sans trop forcer. Pas de problème de gaz, non plus depuis que Thierry a supprimé la valve Secumotion à Villa de Leyva en Colombie. On commençait à avoir des difficultés pour allumer l’eau chaude à 2500m alors on s’est dit que plus tard ce serait pire. On était parti avec une autre valve sans secumotion, dont le diamètre du raccord n’était pas le bon bien sûr ! Merci les pros qui vendent toujours les trucs qui ne vont pas ! Donc usinage d’un raccord qui va bien chez un tourneur. Et on est bienheureux maintenant car le chauffage n’est certes pas indispensable mais quand même ça fait du bien. La nuit nous descendrons jusqu’à - 5° dehors et 2° à l’intérieur ! Heureusement, un grand soleil brille le matin qui permet de nous réchauffer rapidement et surtout de découvrir le Chimborazo. Thierry démarre Peskebrel matin et soir, il manque un peu de souffle et tire dur, lui aussi, au départ. Première matinée, première balade pour Thierry et moi. On ne l’avait pas prévu comme ça mais on monte jusqu’au refuge qui se trouve à 5000m ! On trouve l’ascension moins difficile qu’au Cotopaxi, le chemin est damé et moins abrupt et surtout beaucoup moins de vent. Le souffle est toujours court et on est un peu fier de nous de réussir à monter à ces altitudes, quand on voit les locaux qui peinent dur. On y retournera avec Briac, qui a préféré rester jouer à la maison.

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Ici les couleurs du ciel sont plus pures et tout prend un autre aspect : le coucher du soleil, le noir de la nuit, le bleu du ciel …Pas de pollution aérienne en tout cas, car pour le reste tous s’en tape de laisser ses boites de conserves à 5000m ! Et ce ne sont pas les touristes. Incompréhension totale !  A ces altitudes, nous ne sommes pas trop gênés par le mal des hauteurs, Thierry est plus dérangé par les descentes, mais nous ne dormons pas bien. Donc après une mauvaise nuit, nous repartons à l’assaut de la neige avec notre fils et la chienne. On continue après le refuge pour atteindre la grande blanche …Briac s’arrête un peu et Thierry et moi continuons. Plus on monte et plus on a envie de monter, alors on sort du sentier et on avance dans la neige sans piolet, sans bâton, juste notre soif de monter. Je ne suis pas sûre que cela soit très prudent. Accompagnés de Leyva qui s’éclate dans la neige qu’elle n’avait jamais vu, on va jusqu’à 5220m. Ça ne paraît pas comme ça mais c’est un effort qui vaut la peine quand on regarde la vue sur les montagnes. Pour la descente on opte pour la facilité : tout sur les fesses !! Là c’est vraiment la grande rigolade, on arrive près de Briac en moins de temps qu’il faut pour le dire. On a le C.. trempé et anesthésié par le froid ! Pas forcément sympa comme sensation.

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On va se réchauffer avec un thé de coca au refuge où nous rencontrons des vigognes, cousines du lama, et Lydie et Eric, suisse et français, qui se balade à vélo depuis plus de 2 ans. Ils sont passés par l’est : Europe de l’est, Chine, Australie, Nouvelle-Zélande et les voilà ici avec nous. Rencontre trop courte : ils partent à l’ascension du volcan et rejoignent leur guide. Nous espérons les revoir très prochainement. Pour l’heure nous rentrons se réchauffer et se reposer avant de repartir demain vers Cuenca.

 

 

 Le 04 Juin 2012

Cuenca sera pour nous une pause efficace : courses + coiffeur + internet + lavage de Peskebrel comme promis. Nous trouvons notre bivouac près d’un supermercadoAki dont l’administrateur ne peut pas nous héberger directement sur son parking mais qui fait son possible pour nous être agréable. On bivouaquera dans la rue sous la surveillance des gardiens avec lesquels nous sympathisons également. Mais la ville si belle soit-elle ne nous retient pas pour le week-end, nous lui préférons les hauteurs et les quelques 230 lagunes du parc national Cajas, gratuit lui aussi.

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Vue magnifique, froid tout aussi magnifique ! On ne dort pas bien. Il faut dire que question bivouac ce n’est pas le meilleur qu’on ait eu : bord de route fréquentée de jour comme de nuit. Bon au moins on n’aura pas eu la musique la moitié de la nuit.

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Mais le lendemain nous ramène à Cuenca, enfin on essaie de retourner à Cuenca. Comme cela faisait un moment qu’on n’avait pas eu de déboires avec notre camping-car, les plaquettes ont décidé de fondre comme neige au soleil : 10000 km … c’est pas beaucoup ! Sans doute le deuxième effet Kisscool des volcans et de leurs descentes. Nous ne voyons pas d’autres explications. Et c’est là qu’on est content de les trouver les gens du Aki qui autorise gentiment Thierry à changer les plaquettes sur leur parking bien plat et bien goudronné ! 2h30 et quelques balosseries après c’était fait. Il faut pourtant penser à en racheter des neuves car celles que Thierry vient d’installer sont celles qui avaient un peu chauffé au Guatemala (souvenirs, souvenirs). On va s’occuper de ça au Pérou. Petiterécompense : j’ai fait des crêpes et on s’est régalé !!! Et en plus on avait du Nutella …

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Bref après cette journée pleine d’émotion (descendre de 4150m avec des freins qui déconnent, je vous jure que cela provoque quelques suées !), nous consacrons notre Lundi à la visite de la ville : journée tranquille à voir les édifices coloniaux de cette très jolie ville, tranquille et agréable. On retrouve les églises que nous n’avions plus beaucoupvu depuis le Mexique et qui sont si belles. Visite du musée du Panama, le célèbre chapeau, fait exclusivement en Equateur et qui coûte de 10$ à 200$ pour un super fino, qui se plie sans se déformer, parait-il !

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Dommage qu’on ait eu de la pluie. On finira la visite de cette ville par le mirador de Turi qui surplombe Cuenca.

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On a eu des nouvelles de la famille Lespine. Ils sont au Pérou et sont en panne avec leur fourgon, à Trujillo. On va les rejoindre rapidement on en profitera pour nous occuper de nos plaquettes. On est toujours mieux à 2 dans ces cas-là. Mardi matin, nous partons vers8h30 et nous arrivons à Maraca vers 17h30. Une bonne journée de route dont les 100 derniers km ont été un peu difficiles : route en travaux, descente d’altitude, augmentation de la chaleur. Nous sommes épuisés. Nous trouvons un bivouac sécurisé (près d’une frontière, on préfère) dans une station essence. On s’en contente. Surtout que le service est contrôlé par l’armée pour éviter les abus ; le prix est plus faible en Equateur qu’au Pérou : 1$ le galon en Equateur - soit 1$ les 3.78 litres - soit 0.26$ le litre – soit, pour enfoncer le clou et nous faire mal au ventre, à nous français, environ 0.18€le litre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Je suis sûre que vous allez bien dormir après ça .

 

 

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Commentaires (1)

1. Sandrine 27/05/2012

Beaux beaux paysages, c'est magnifique ! et vos diadèmes en feuilles de palmier, mmmmh, y'adoore, trop fashion :-)

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