Journal de bord d'Uruguay - La dernière étape

 

 

 

  Le 31 Janvier 2013

 

L’entrée en Uruguay se passe mieux que sur le plan puisque nous passons sans être allés au Senasa et sans être fouillés : c’est l’effet « bouille de Leyva » qui joue encore en notre faveur ! A chaque fois que les douaniers demandent à la voir, ils sont tellement amadoués par son regard qu’ils en oublient le reste. Enfin, c’est ce qu’on croit. On arrive à Salto en passant sur le barrage de Grande Salto ; il fait office de route pour passer le fleuve.

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Il fait chaud et on a beaucoup moins d’air qu’à Buenos Aires, qui porte bien son nom, on tire un peu dur. D’ailleurs la première nuit près de Constitution est une nuit pour rien car Thierry et moi ne dormons pas. Notre première étape devait être les Thermas del Arapey mais des piscines d’eau chaude ne nous emballent pas et nous continuons notre chemin vers Artigas. Nous sommes fatigués et la piste, très pierreuse et bien ennuyeuse, ne nous arrange pas, Mais de fait de son état elle est peu fréquentée et nous nous arrêtons pour déjeuner et le reste de la journée à l’entrée d’une estancia, après avoir bien sûr demandé l’autorisation. Le vent se lève, il pleut, il fait frais. On a vraiment perdu l’habitude des températures élevées !!

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On s’en va le matin plus frais que lorsque nous sommes arrivés la veille. Nous cherchons de la glace pour aider le frigo. Quand nous roulons ; le froid se fait moins bien et nous nous arrêtons avec des 20°C dans la partie qui devrait être la plus froide ! Un peu de glace dans le bac à légumes et tout va mieux : les bières sont bien fraîches ! On visite le pays et on s’arrête dans des endroits indiquées sur notre fameuse carte touristique récupérée à Chuy, lors de notre première entrée dans ce pays (carte très approximative comme il y est indiqué !). On est bien déçu par la Piedra Pintada, pas peinte du tout mais avec tout un camping autour avec piscine. Pour faire plaisir à Briac on s’y arrête le temps d’une baignade, vu le prix on ne va pas l’en priver mais pas question de rester dormir : les campings me font peur ! Ne me demandez pas pourquoi, je suis en panique totale … On se réfugie donc en hauteur le long d’une route, un peu fréquentée mais je préfère.

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Près de Tacuarembo, un village : Minas de Coralles où se trouvent des mines d’or, anciennement exploitées par les français, les italiens, les anglais et …les basques ! Un petit arrêt au mirador des « Tres Cerros de Cuñapiru » d’une hauteur maxi de 197 m ! De quoi donner le tournis … non je rigole ! Même pas aussi haut que nos Monts d’Arrée ! Mais c’est mignon tout de même et on profite d’un joli coucher de soleil et d’une belle lune.

 

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Si les routes sont plates, les villes et les villages ont gardé une architecture coloniale disparue au Chili ou en Argentine pour la plupart. Exception faite de Salta ou Valparaiso ! Cela rend les passages dans ces endroits un peu plus intéressants. l’Uruguay est une vaste plaine bien loin des paysages que nous avons pu voir les mois précédents, mais ce pays continue de nous plaire par sa tranquillité et la gentillesse des gens. Même si à la recherche d’une laverie à Tacuarembo, je trouve une dame qui peut me laver mon linge mais ça dépend du type de linge, du type de sac ( !), s’il n’est pas sale, sale, très sale … Bon c’est du linge quoi, pas de quoi être si compliquée ! D’ailleurs c’est trop pour mon petit cerveau échauffé par les températures extérieures et je pars. On verra ça plus loin, sans compter qu’on a encore crevé et qu’il faut qu’on cherche également une gomeria pour réparer, changer ou racheter un pneu d’occasion (oui, ici c’est possible, ça fait rêver, non ?). Gomeria qu’on ne trouve pas non plus.

Ohlàlà, ça commence à nous saouler cette histoire ! Quand on pense que la veille on avait trouvé un petit squatt sympa près d’un rio à Valle Eden. On se fait un barbecue d’une bonne saucisse (chorizo) et ensuite baignade bienvenue dans le rio de ce lieu-dit. Briac en profite pour jouer avec des enfants et nous pour discuter avec les parents. 

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Lieu-dit, car on ne peut décemment pas appeler cela un village, où se trouve le musée de Carlos Gardel. Qui est Carlos Gardel ? Nous non plus on ne le connaissait pas avant Buenos Aires, mais ce serait le chanteur fétiche du tango dans les années 30. Une légende en Amérique du Sud, décédé en pleine gloire dans un accident d’avion à Medellin en Colombie. Sa tombe est à Buenos Aires, au cimetière de Chacarita, et traditionnellement les argentins lui glisse une cigarette dans la main. Le lieu de sa naissance, lui, est une controverse entre l’Argentine, l’Uruguay et …la France ! Je passe les détails, trop long à raconter, mais ce musée de Valle Eden est une collection de preuves de la nationalité uruguayenne de ce chanteur. Tout est là : extrait de naissance, moindre petit article de presse pouvant attester de ce fait ! C’est adorable !

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Face à nos recherches infructueuses à Tacuarembo, nous décidons d’aller nous rafraichir sur les bords du Rio Negro à San Gregorio, station balnéaire du centre du pays. J’abandonne la laverie, nous trouvons un pneu d’occasion à un prix acceptable (on nous avait proposé un pneu lisse et réparé 2 fois pour 800 Ur$ soit 35 € ! A ce prix là autant en acheter un neuf !). On n’a plus que 1000 bornes et quelques ( !!) à faire dans ce voyage et il n’est plus question de faire de gros frais. Pour fêter ça et une fois n’est pas coutume, nous allons au camping se relaxer. On n’est à l’ombre des eucalyptus et on se rend pas compte tout de suite qu’à 200m de nous 4 couples de brésiliens sont installés avec congélateur, four, 4x4 qui sert de garde-manger et de disco-mobile ! La musique à tue-tête de 10h00 du matin à minuit et demi , relayé par les uruguayens frustrés de ne pas avoir pu écouter la leur dans le journée !!? Rââââââhhhhhhh !!!!!!!!!! ………..Parfois le monde est moche ! Moi qui prend sur moi, mal mais qui essaie en tout cas, je ne suis pas dans mon meilleur jour mais je lutte. Nous restons et passons en fin de compte une belle journée de plage de sable fin, blanc, brûlant, de coups de soleil, de baignade et d’apéro sur la plage pour assister au coucher de soleil, suivie d’une nuit à nouveau très courte.

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En se dirigeant vers Durazno (pêche en Espagnol), nous rencontrons Jean-Philippe et ses 4 enfants sur une station-service. Sa femme est rentrée plus tôt car enceinte de 7 mois, cela était plus prudent. Ils continuent donc tous les 5 le temps de trouver un bateau. Il est intéressé par notre date du 8 Mars. Peut-être les reverrons-nous à Montevideo ??

 

  Le 19 Février 2013

 

Nous crevons, encore, sur la route entre Trinidade et Montevideo. Après un énième changement de pneu, nous remettons celui que pour lequel nous avions acheté un pneu d’occasion qui n’a pas tenu. Vous me suivez ? Non, ce n’est pas grave moi, non plus. J’y perds mon latin. Il n’y a que Thierry qui sache où il en est le pauvre ! Il en a un peu ras le bol que nos pneus ne prennent pas la peine de faire les quelques km qui nous restent. Mais à l’heure actuelle pas question de racheter du neuf donc on remet en place un pneu avec une hernie qui grosse comme un œil de bœuf au début est devenue grosse comme une orange ! Heureusement elle est sur le flanc et ne gêne pas la conduite. La décision est prise d’aller en direct sur Montevideo. Les 150 km qui nous séparent de la capitale sont longs et stressants : on a peur à l’explosion du pneu et à d’éventuelles répercussions sur le camping-car, comme ce fut le cas au Chili.

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Nous arrivons à Montevideo 4 mois jour pour jour après notre première visite. La ville nous accueille dans le vent avec une alerte orange pour la nuit à venir. Pour l’heure, notre première envie est d’aller saluer Gustavo au garage d’Iveco-Sevel. Nous sommes bien contents de nous revoir et bien que nous soyons restés en contact durant tous ces mois nous avons pas mal de choses à nous raconter. Et dès le soir même, nous faisons la connaissance de sa femme, Victoria et de ses enfants, Juan-Ignacio et Valentina. Ils viennent boire un maté avec nous et nous discutons pendant un bon moment. Le vent et les nuages approchent de plus en plus et alors qu’en fin d’après-midi on croyait échapper à la tempête, à 3h00 du matin, elle est là et bien là : vent, orage, grêle …rien ne manque à l’appel. Nous étions fatigués de la route et bien tant pis, nous ne dormirons pas pour autant. La nuit suivante sera forcément meilleure. PAS DU TOUT !! Après un dîner bien sympa chez nos amis, nous rentrons à 1h30 du matin et en face de notre bivouac il y a de la musique. Naïfs, nous ne nous rendons pas compte que c’est une « rave » qui est en train de se jouer et qui durera non-stop jusqu’à plus de 9 h du matin. Nuit blanche bis ! Ne nous plaignons pas elle n’a pas duré 2 jours, cette rave !

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Gustavo nous trouve un pneu d’occasion valable chez un ami Pepe Bonillo, curieux de voir la casa-rodante. Nous profitons d’être ici pour aller voir au port comment vont se passer les démarches pour embarquer le véhicule. Bonnes nouvelles : ils s’occupent de faire toutes les démarches administratives, on a qu’à apporter les papiers et Montevideo Harbour fait le reste. 4 jours plus tard nous déposons Peskebrel et ils nous accompagnent : mieux que sur le plan ! Nous prenons aussi contact avec Buquebus, la société qui fait les transferts Montevideo – Buenos Aires. Si le premier contact est bon et que Thierry revient tout content des renseignements qu’il a obtenu, le second contact l’est moins quand on apprend que pour Leyva, les infos 2 jours avant ne sont pas tout à fait exacts. On a oublié le temps d’un instant que nous étions sur le continent du « mas o menos » (plus ou moins). Donc au lieu de ne rien avoir à payer puisqu’elle fait moins de 20 kilos, on nous dit que si « il y a une taxe de 50 US$ à l’aéroport, vous n’avez pas compris ce qu’on vous a dit » ou « je n’ai pas compris ce que vous m’avez dit ». On a un peu l’impression d’être pris pour des ‘bobias’ parfois !

Entre ces démarches qui un coup nous rassure, un coup nous panique, nous visitons la vieille ville qui nous plait beaucoup : une ambiance tranquille s’en dégage, il y a de beaux monuments. Il fait bon vivre à Montevideo, c’est mignon, les gens sympas.

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On nous renseigne bien volontiers quand on cherche une place, tout bien quoi ! Le carnaval approche, les esprits s’échauffent quelque peu. Notre bivouac si tranquille en hiver, l’est un peu moins maintenant au vu du ballet incessant des voitures et on nous apprend que c’est un lieu de rendez-vous d’amoureux et autre. Explication de tous ces préservatifs qui jonchent le sol, « bon dieu, mais c’est bien sûr ! » Quand je dis qu’on est naïf …

Après une semaine ‘mas o menos’ passée ici nous n’avons qu’une envie : aller à la plage et profiter de ce bon temps pour se baigner et revenir le plus bronzés possible, rien que pour vous embêter… de vrais vacances d’hiver quoi ! Victoria nous indique un endroit tranquille vers la Pedrera. Punta Rubia, c’est son nom, est effectivement tranquille mais un peu petit pour qu’on trouve à s’y stationner. Nous continuons un peu sur la route qui mène à Chuy et trouvons un endroit parfait à Santa Isabel de la Pedrera : Stationnement, plage à 50m, mer un peu mouvementée mais on peu quand même y rentrer et y perdre son maillot ( !), un peu de vent pour rafraîchir la nuit et le jour …impeccable. Le voisin a un puits dans lequel on peut s’approvisionner en eau. Les quelques maisons éparpillées sont habitées par des gens de toutes nationalités : canadiens, chinois, roumains et nous français …C’est calme et on s’installe. Une fois n’est pas coutume on déballe tout : table, chaises, la tente pour l’ombre, tout …et on est bien.

 

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On doit pourtant gêner quelqu’un car la deuxième après-midi la police vient nous voir en nous précisant qu’il est interdit de camper ici, qu’on peut rester la journée mais pas la nuit (il est vrai que c’est la nuit qu’on dérange le plus !) qu’une voiture repassera vérifier qu’on est bien parti. On va en parler à Eduardo et, après qu’il se soit un peu énervé contre la police qui comme partout ne vient jamais quand il se passe quelque chose de grave, nous nous installons sur son terrain à 20 m de notre emplacement initial ! L’eau nous est fournie par un voisin québécois, que veut-on de mieux ? Et bien nos amis de Montevideo qui nous rejoignent pour un asado, pardi !

dsc-7185.jpg                                                                                    Santa Isabel

Nous passons la semaine à nous dorer la pilule et à bronzer mais attention le soleil est fort ici. Nous attendons le week-end avec impatience puisque nous rejoignons Gustavo et Victoria à Villa Serrana, près de Minas. C’est une région du pays très verte avec beaucoup de pierres. Après avoir trouvé une location avec une vue magnifique et s’y être un peu installés, nous allons acheter des alfajores à Minas. Un délice de douceurs ! pas secs du tout comme d’autres que nous avions goûtés. Nous trouvons aussi un alcool de miel, le Grappamiel, qui ressemble à notre chouchen breton ! Bref, un week-end qui fait du bien avec des amis. Nous avons beaucoup de chance car le courant est passé tout de suite et avec toute la famille, ce qui n’est pas toujours chose évidente dans ce genre de rencontre.

 

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                              Villa Serrana                                                                                              Villa Serrana

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                                                                                    Villa Serrana

   

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                                            Villa Serrana                                                                                                   Villa Serrana

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                                                                          Villa Serrana                                                       Parque Salus

 

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Nous ne retournons pas à Montevideo pour l’instant. Nous allons profiter de la plage au maximum chez Eduardo, qui paraît bien content de nous revoir. Content de recevoir les alfajores qu’on lui ramène de Minas aussi !!!

 

   Le 28 Fevrier 2013

 

    dsc-7313.jpgSanta Isabel

A Minas, nous avons appris avec Gustavo et Victoria à concocter un bon maté. C’est toute une affaire : mettre de la Yerba dans le verre en laissant un espace pour l’eau ; un peu d’eau froide pour que la Yerba commence à gonfler ; un peu d’eau chaude mais pas trop ; on attend que l’eau soit absorbée ; on ajoute de l’eau chaude à nouveau et on boit tout de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à passer dans la bombilla et à faire ce petit bruit disgracieux qu’on interdit à nos enfants de faire quand ils boivent à la paille, et là ça y est on est prêt pour le maté !! Maintenant que nous avons appris tout ça on apprécie mieux cette boisson, mais attention, il s’en suit une addiction certaine, donc pour nous ce sera avec modération car ce ne sera pas facile de trouver de la Yerba en France …

dscf6840.jpgAu début c'est étrange, oui bon d'accord ...           

A Santa Isabel, cette semaine le temps n’est pas au beau fixe. Le vent et la pluie sont de la partie. Notre semaine de plage est un peu compromise mais le soleil revient en fin de semaine et on peut finir de parfaire notre bronzage ! La mer par contre est mouvementée et la baignade est difficile, juste bonne à se mouiller pour se rafraîchir, au risque de perdre son maillot. Nous avons trouvé des coquillages qui ressemblent à nos coques ; Eduardo nous confirme que nous pouvons les manger sans problèmes. On se met donc à la pêche des ‘berberechos’ et on se régale une fois de plus ! Il faut dire que ça fait bien longtemps que nous n’avions pas manger de coquillages.

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 Nous rencontrons également André, québécois de Montréal en vacances, en Uruguay. Nous nous souvenons avec lui de notre passage au Canada, avec nostalgie. Surtout, notre passage « chez Schwartz », la boucherie hébraïque de Montréal : il n’en revenait pas que nous y soyons allés ; mais bien sûr, nous avions la chance d’être là-bas avec des habitués ! On prend du bon temps ensemble : comprendre « nous mangeons beaucoup » !!!!

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Au revoir la plage !

Mais aujourd’hui, nous sommes à Montevideo pour préparer le retour. Tout ne se passe pas aussi bien que sur le plan : les réservations sont annulées par 2 fois avec Iberia Argentine que nous n’arrivons pas à joindre au téléphone. Et lorsque, avec l’aide de Gustavo, nous appelons en Uruguay, elle nous réserve un voyage à une date qui ne nous convient pas du tout !! Le débit arrivant à notre banque, nous ne pouvons réserver un autre vol et tout ceci à une semaine du départ, les prix ont augmenté …Sans compter, la compagnie portuaire qui nous augmente le prix sensiblement du voyage : 631 US$ en plus évidemment ! Rien que ça ! Montevideo Harbour qui nous avait fait bonne impression tombe comme Grimaldi dans la case des voleurs ! On ne peut faire autrement qu’accepter mais que c’est douloureux !!!!

Heureusement, nous profitons aussi de nos amis et passons un maximum de temps ensemble. Que ça fait du bien et que cela nous permet de nous détendre !

 

   Le 10 Mars 2013

La dernière semaine à Montevideo aura été stressante et mouvementée. Mais Vendredi soir, nous sommes presque prêts : le vélo et le porte-vélo sont dans la soute les valises sont prêtes. Il ne nous restera qu’à installer la séparation entre la cabine et la « maison », éteindre le frigo (et le nettoyer !), bref quelques bricoles. Cela nous laisse du temps libre à passer avec la famille de Gustavo. On se rencontre, on se balade dans Montevideo, on fait du shopping le dimanche matin à la feria du parque Rodo et on va manger sur le port …Un dernier week-end super sympa.

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Mais le lundi, c’est fini. Notre dernière nuit dans le camping-car est bizarre, on ne dort pas vraiment. On a du mal à se rendre compte que c’est la dernière fois pour tout : le petit déj’, la toilette, le rangement, le nettoyage, fermer les lanterneaux avant de partir, remonter la marche, Toutes ces petites choses qui étaient devenues notre quotidien eh bien c’est fini. Pas toujours facile de retenir son émotion. Dernier moment uruguayen : près de notre hôtel, ce lundi soir va se dérouler le départ de la 10è course des 19 capitales d’Uruguay. Il est question des capitales des 19 départements du pays. Nous y allons en compagnie de Gustavo, Victoria et Valentina l’ont accompagné pour un dernier au-revoir (on a bien du mal à se quitter !). De vieilles voitures sont à l’honneur avec la participation de Jean Todt, président de la Fédération Internationale de L’Automobile et ex-coach de M.Schumacher pour les connaisseurs.

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Et voilà, Mardi matin nous voilà à l’aéroport de Montevideo pour nous rendre à Buenos Aires. Cet embarquement ne se fait pas sans difficultés, une fois de plus car on veut nous faire payer un prix exorbitant pour Leyva ! Heureusement que nous avions téléphoné 2 fois et que nous nous étions déplacés pour être sûrs de ne pas avoir de surprises ! Un haussement de ton, un nom donné et comme par miracle tout s’arrange. Le paiement se faisant en espèces, on peut se demander si les 2 personnes concernées n’ont pas tenté de nous racketter un peu.

A 9h00, nous quittons le sol uruguayen pour arriver à 9h00 à Buenos Aires, décalage horaire oblige. Thierry, propriétaire officiel de la chienne, court le véto et le Senasa pour faire tous les papiers nécessaires. Nous nous rejoignons à 13h30 à l’aéroport international de Buenos Aires. Reste à aller dans un autre bureau du même Senasa pour régulariser l’embarquement de la petite. Tout ceci prend un peu de temps mais ce qui nous inquiète davantage ce sont les 13h30 de vol, Leyva dans la soute. La première heure d’avion s’est bien passée, on ne l’a pas retrouvée hyper stressée dans sa cage, malgré tout nous ne sommes pas tranquilles.

A 17h35, nous quittons l’Amérique du Sud. L’émotion est grande et ni Thierry, ni moi n’arrivons à retenir nos larmes. Là c’est vraiment FINI.

 

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                                                        coucher de soleil                                                                                            lever de soleil

 

 

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Commentaires (2)

1. Juliette et Christophe (site web) 11/03/2013

Bonjour Sophie et Thierry, voilà plusieurs jours qu'on pense bien à vous. Le retour, on a beau dire ne pas y penser... Courage, tous ces merveilleux paysages lointains vous aideront à rebondir encore plus loin. On vous embrasse bien fort du fin fond de notre 12m², à bientôt. Juliette et Christophe

2. Regine et Hubert 25/02/2013

un petit coucou des marseillais qui vous suivent et vous envient un peu .....beaucoup ......
Bises

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